Un nouveau roi

Le nouveau roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, embrasse sa mère, la reine Beatrix à qui il a succédé, sous les yeux de son épouse et de 25 000 Néerlandais rassemblés sur la place Dam, devant le palais royal à Amsterdam, le 30 avril.
Le nouveau roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, embrasse sa mère, la reine Beatrix à qui il a succédé, sous les yeux de son épouse et de 25 000 Néerlandais rassemblés sur la place Dam, devant le palais royal à Amsterdam, le 30 avril. | REUTERS/HANDOUT

 

Willem-Alexander a été officiellement intronisé roi des Pays-Bas, mardi 30 avril, après avoir prêté le serment constitutionnel et reçu l’investiture des Etats-généraux. Ces derniers – élus de la Première et de la Deuxième chambres néerlandaises – lui ont officiellement confié le pouvoir en affirmant, à tour de rôle,vouloir respecter l’inviolabilité de sa personne. Une formule assortie, selon leur conviction, d’un simple « Je promets » ou d’une allusion à « l’aide de Dieu tout puissant ». Quelques parlementaires étaient absents et une dizaine d’autres ont refusé le serment.

A 14 h 45 un vibrant « Vive le Roi ! » assorti de trois « hourrah ! » a retenti dans laNieuwe Kerk d’Amsterdam, où avait lieu la cérémonie, et l’annonce de l’intronisation a été officiellement faite à la population.

Dans son premier discours en tant que roi, Willem-Alexander a rendu un hommage appuyé à sa mère, la reine Beatrix, redevenue princesse après la signature, le matin même, de son acte d’abdication. Evoquant la nécessaire« confiance » entre la monarchie, les élus et la population, il a estimé que Beatrix avait, pendant les trente-trois années de son règne, incarné cette confiance en« une royauté indissociablement liée au régime parlementaire ».

« CHAQUE ROI REMPLIT SA FONCTION COMME IL L’ENTEND »

Le nouveau souverain a indiqué qu’il suivrait les traces de l’ancienne reine. Il a toutefois rapidement voulu marquer un début de différence en insistant sur le fait que « chaque roi remplit sa fonction comme il l’entend ». Car, expliquait-il, « la royauté n’est pas statique et a su s’adapter ». Tandis que les élus s’interrogent depuis quelques temps sur la nécessité de réduire les pouvoirs du monarque à un rôle symbolique, Willem Alexander a voulu rappeler que, « depuis 1581 » le roi des Pays-Bas – qui fut, en fait, un stadhouder (gouverneur général) jusqu’en 1815 – avait « un rôle de guide, au service de la société ».

 

  • Tourists laughs while looking at T-shirts bearing the portrait of the future Dutch King Willem-Alexander in a souvenir shop in Amsterdam, on April 29, 2013. Dutch Queen Beatrix, who ruled the Netherlands for 33 years, announced on January 28, 2013 her abdication from the throne in favor of her eldest son, Prince Willem-Alexander. Dutch Queen Beatrix assumed the throne on April 30, 1980 after her mother Juliana abdicated. AFP PHOTO /ANP / MARCEL ANTONISSE netherlands out

Dans une rue d’Amsterdam, les boutiques de souvenirs vendent des tee-shirts à l’effigie de Willem-Alexander.

 

Crédits : AFP/MARCEL ANTONISSE

 

Une société néerlandaise où, a-t-il dit, « beaucoup de gens se sentent vulnérables »aujourd’hui et où il est « moins évident de garantir que les enfants auront un avenirmeilleur que leurs parents ». Dans un propos rassembleur, il a prôné une collaboration entre ses concitoyens pour soutenir ce qu’il estime être les « valeurs nationales » : la créativité, l’ouverture, l’esprit d’initiative.

Ses derniers mots ont été adressés à son épouse argentine, Maxima, devenue, a-t-il dit, « Néerlandaise parmi les Néerlandais ». La journée devait se poursuivre par une réception et un dîner pour les invités, dont de nombreux représentants des familles royales étrangères, ainsi qu’une promenade fluviale pour le couple royal. Avant que des concerts, des

Dortmund en Finale

Au bout d’un combat devenu fou après l’entrée de Benzema, le Real a échoué d’un cheveu (2-0) dans sa quête du miracle. Dortmund disputera la finale de la Ligue des champions le 25 mai à Wembley.

Cristiano Ronaldo dépité. Il n’a manqué qu’un but à son équipe pour renverser la vapeur. (Reuters)

Cristiano Ronaldo dépité. Il n'a manqué qu'un but à son équipe pour renverser la vapeur. (Reuters)

Accompagné par la fureur et la fierté de Bernabeu, sorti trop tardivement des limbes par l’entrée en jeu décisive de Karim Benzema, auteur d’un but et d’une passe décisive, le Real Madrid de José Mourinho a échoué pour la troisième fois d’affilée aux portes de la finale de la Ligue des champions. Même si les Madrilènes ont pu croire en l’impossible dans les toutes dernières minutes, après un but de Karim Benzema (83e), suivi très rapidement par une passe décisive du Français pour Sergio Ramos (88e), la meilleure équipe s’est qualifiée, et c’était le Borussia Dortmund. Les Allemands n’auraient jamais dû en arriver à ces minutes magnifiques et insoutenables. Quand Benzema, qui avait remplacé Higuain à la 57e minute, a marqué, le Real n’avait pas eu une seule occasion en seconde période, alors que Dortmund en avait gâché une bonne demi-douzaine, dont quatre par le seul Lewandowski, qui avait fait trembler la barre de Diego Lopez (50e). Si Dortmund avait été éliminé, Gündogan se serait vu reprocher toute sa vie l’occasion incroyable manquée devant le gardien espagnol (62e).
Le coaching de Mourinho a été intéressant : il est passé à une défense à trois (57e), et le Real a fini par déséquilibrer le Borussia. Mais le coach madrilène emportera avec lui, dans son probable futur club, ce constat d’échec européenLe Real, en fait, a marqué deux fois au moment où il ne faisait plus grand chose de bien, et cela a failli suffire. Mais pour passer par un trou de souris, il est conseillé de ne pas manquer un éléphant dans un couloir. Et l’exploit madrilène aurait été envisageable si Higuain (4e), Ronaldo (13e) et Özil (15e) avaient saisi les immenses occasions dans le moment le plus fort de la soirée du Real, alors que Bernabeu rugissant n’attendait qu’un but pour basculer dans l’incandescence. Lewandowski avait eu, lui aussi, une balle de 1-0 (13e), mais le Borussia aura traversé la première période avec autant de solidarité que de nervosité dans le dernier geste.
Blessé à la cuisse et très tôt remplacé par Grosskreutz (14e), Götze aurait peut-être su plier l’affaire. Car au fil du temps, le Real a desserré l’étreinte, équipé pour pousser plutôt que pour récupérer le ballon. Le coaching de Mourinho a été intéressant : il est passé à une défense à trois (57e), et le Real a fini par déséquilibrer le Borussia. Mais le coach madrilène emportera avec lui, dans son probable futur club, ce constat d’échec européen, dans lequel on peut bien inclure Cristiano Ronaldo, qui n’a jamais pesé. Les chances d’assister à une finale 100% allemande, le 25 mai prochain à Wembley, ont donc encore grimpé.
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D’après L’Equipe

Button : «Nous sommes chanceux»

Suite à la bagarre avec Perez à Bahreïn, Jenson Button reconnaît avoir de la chance que son équipe laisse ses pilotes se battre en piste. Une situation dont il faut savoir ne pas abuser.

Pour Jenson Button, les incidents de Bahreïn sont de l’histoire ancienne. (L’Equipe)

Pour Jenson Button, les incidents de Bahreïn sont de l'histoire ancienne. (L'Equipe)

 
La lutte à couteaux tirés entre Jenson Button et Sergio Perez à Bahreïn a fait le bonheur des (télé)spectateurs mais moins celui des dirigeants de McLaren. C’est pourquoi une entrevue entre les deux pilotes et Martin Whitmarsh a été organisée juste après la course, histoire d’aplanir d’éventuels différends. Selon l’Anglais, la discussion a été constructive et chacun sait désormais à quoi s’en tenir, pour le bien de l’écurie.

«Après la course, il était important de s’asseoir et de discuter entre nous, afin de dire ce que nous avions à dire et d’aller de l’avant, a-t-il expliqué sur le site AutosportNous pouvons nous estimer heureux d’être dans une équipe qui nous laisse nous battre, il y a beaucoup de pilotes qui n’ont pas cette chance. Mais il faut respecter cette décision et ne pas en profiter. C’est quelque chose dont nous avons tous conscience désormais. J’espère donc qu’on pourra à nouveau lutter à Barcelone, de manière propre, mais pour la victoire cette fois, pas juste pour la 6e ou 7e place.»

«Nous avons conscience que nous devons enfin lancer notre saison.»Button estime également que cette communication radio n’aurait pas eu un tel retentissement si elle n’avait pas été diffusée à la télé : «Le souci c’est que les messages radio ne sont a priori pas destinés au grand public, mais à l’équipe, seulement à l’équipe. C’est dommage que les chaînes choisissent les messages qu’elles veulent passer à l’antenne, car ils peuvent être mal interprétés. J’étais en colère oui, mais cela aurait du rester au sein de l’écurie.»

Et au-delà de ces supposées querelles, l’Anglais est bien plus préoccupé par les performances de sa McLaren et les nouvelles pièces qui seront apportées pour le prochain Grand Prix, en Catalogne : «Nos résultats ne sont pas bons, mais je pense que nous sommes sur la bonne voie avec la voiture, qui progresse course après course. A Barcelone, les développements apportés à la monoplace devraient nous aider à être encore plus performants. Nous avons conscience que nous devons enfin lancer notre saison.»

D’après L’Equipe

Bolt déclare forfait

Le meeting de Kingston, qui aura lieu ce samedi, avait annoncé la présence des Jamaïcains Usain Bolt etYohan Blake. Mais il n’aura ni l’un, ni l’autre. Au forfait de Blake, blessé à la cuisse droite, s’est ajouté mardi celui de Bolt, touché aux ischio-jambiers. Mais contrairement à son jeune compatriote, le multiple champion olympique, qui devait courir un 200 mètres, n’est que légèrement atteint.

«On m’a dit que c’est une déchirure de niveau 1 seulement, donc j’espère être de retour bientôt»a-t-il annoncé sur son site officiel, où il évoque également sa «déception» alors qu’il «adore courir à domicile». La « Foudre » espère pouvoir effectuer son retour à la compétition le mercredi 8 mai à George Town, sur l’île caribéenne de Grand Cayman, pour sa première participation au Cayman Invitational, où il est attendu sur 100 mètres.

Ogier : «Tout sauf facile»

Sébastien Ogier (VW) va retrouver Sébastien Loeb (Citroën) en Argentine. Face à l’Alsacien, invaincu sur ces terres depuis 2005, le Gapençais sait qu’il ne sera pas forcément le favori.

Sébastien Ogier compte déjà trois victoires cette saison. (L’Equipe)

Sébastien Ogier compte déjà trois victoires cette saison. (L'Equipe)

Vainqueur des trois derniers rallyes, en Suède, au Mexique et au Portugal, Sébastien Ogier (VW Polo) arrive en Argentine en position de leader confortable du championnat (102 points, 54 de plus que Mikko Hirvonen, 2e). Lauréat l’an dernier, en catégorie S2000, le Français aimerait bien s’imposer en WRC. Mais il sait qu’en terre argentine, il ne sera peut-être pas le favori. La faute à Sébastien Loeb (Citroën DS3), qui poursuit son programme allégé après avoir manqué les deux derniers rallyes, et reste invaincu depuis 2005 sur cette épreuve. Le pilote Volkswagen a conscience du défi qui l’attend, mais s’estime prêt à le relever.

«Après trois victoires d’affilée, j’aimerais poursuivre la série, bien sûr, et défendre ma première place jusqu’à la fin de la saison !, explique-t-il. Mais dans l’immédiat, ce serait déjà bien de décrocher un autre podium en Argentine. Je suis prêt pour le duel avec Sébastien Loeb. Nous nous sommes bien battus en Suède, et ce sera tout sauf facile ici, une fois encore.»

Le Gapençais a également conscience que son rival tricolore ne vise pas le titre, et donc que le battre ne doit pas être son obsession. «Mes concurrents immédiats pour le championnat du monde constitueront ma principale préoccupation», rappelle-t-il.

D’après L’Equipe

Un an de prison pour Fuentes, Manolo Saiz acquitté

Un mois après la fin du procès de « l’affaire Puerto », le verdict a été annoncé ce mardi : principal accusé, Eufemiano Fuentes n’a écopé que d’un an de prison, tandis que Manolo Sainz a été acquitté.

Eufemiano Fuentes écope d’un an de prison. Manolo Saiz est acquitté. (Reuters)

Eufemiano Fuentes écope d'un an de prison. Manolo Saiz est acquitté. (Reuters)

Près d’un mois après la fin du procès, qui avait démarré le 28 janvier, l’affaire Puerto connaît son épilogue judiciaire. Ce mardi, le docteur Eufemiano Fuentes, qui était poursuivi pour délit contre la santé publique, a été condamné à un an de prison ainsi qu’à quatre ans d’interdiction d’exercer dans le monde sportif par le tribunal supérieur de justice de Madrid. Toutefois, en Espagne, les peines inférieures à deux ans ne donnent pas lieu à une détention. Le procureur avait requis deux ans de prison contre le médecin espagnol. José Ignacio Labarta, ancien préparateur physique, est condamné à quatre mois. Co-accusés, sa soeur Yolanda, elle aussi médecin, Manolo Saiz, ancien manager de Liberty Seguros, et Vicente Belda, ancien manager de la Kelme, sont acquittés. Les 211 poches de sang saisies en 2006, que l’Agence mondiale antidopage souhaitait récupérer, ne seront pas accessibles.
«L’opération Puerto est terminée. J’espère qu’on ne m’en parlera plus jamais»«Je condamne Eufemiano Fuentes en tant qu’auteur d’un délit contre la santé publique (…) à une peine d’un an de prison et à quatre ans d’interdiction d’exercer la médecine sportiveLes prélèvements et réinjections de sang pratiqués aux cyclistes sur indication de Fuentes avaient pour but exclusif d’élever leur niveau d’hématocrite, ce qui supposait un important danger pour la santé des cyclistes», écrit la juge Julia Patricia Santamaria dans sa décision. Seul accusé présent mardi à l’énoncé du verdict, Manolo Saiz espère que le dossier est définitivement refermé : «L’opération Puerto est terminée. J’espère qu’on ne m’en parlera plus jamais.»

Avec AFP 

Heynckes : «Pas un coup de chance»

Jupp Heynckes considère que la qualification pour la finale n'est pas encore en poche. (AFP)

L’entraîneur du Bayern Munich, Jupp Heynckes, et ses joueurs ne considèrent pas encore que la qualification est acquise pour la finale, malgré leur nette victoire à l’aller face au Barça (4-0). Les Bavarois veulent enfoncer le clou, mercredi au retour.

Bien décidé à conserver sa large avance acquise au match aller (4-0), mercredi en demi-finale retour de Ligue des champions, le Bayern Munich s’est présenté ambitieux mardi à Barcelone, à l’image de son entraîneur Jupp Heynckes sûr de lui en conférence de presse. «Le Bayern veut prouver que le match à Munich n’était pas un coup de chance, a déclaré le coach bavarois. Nous avons notre philosophie de jeu et cette saison, nous avons montré que le Bayern était une grande équipe qui produit du beau football. Nous avons notre culture et nous sommes capables de marquer des buts demain au Camp Nou».
«Il m’est impossible de dire quelle équipe est la meilleure.» (Jupp Heynckes)Malgré sa volonté manifeste de ne pas se soumettre à son adversaire, le technicien a néanmoins convenu qu’il fallait«en tenir compte» et surtout qu’il serait difficile de lui résister, chez lui qui plus est. «On ne peut pas trop penser au résultat du match aller. Après la rencontre, j’ai pu faire le point sur la situation, mais il m’est impossible de dire quelle équipe est la meilleure, a indiqué Heynckes. Barcelone est au plus haut niveau depuis tellement d’années…» D’accord avec son entraîneur, Bastian Schweinsteiger s’est aussi montré prudent, mettant en garde ses coéquipiers contre tout excès de confiance. «Nous avons ouvert la porte de la finale à l’aller. Mais ce n’est pas fini, a assuré le capitaine munichois. On doit encore montrer toute notre passion pour passer, surtout contre une équipe comme Barcelone.»

Schweinsteiger : «Si on a l’occasion d’attaquer, on le fera»

Selon lui, le meilleur moyen d’éviter une déconvenue sera de continuer à jouer comme le Bayern sait le faire. «Si on marque un ou deux buts, on sait que ce sera encore plus dur pour Barcelone. Si on a l’occasion d’attaquer, on le fera», a annoncé Schweinsteiger. Car en dépit de sa finale perdu l’an passé contre Chelsea (1-1, 3 tab à 4), le nouveau champion d’Allemagne a su se remobiliser pour réaliser une saison encore plus aboutie. «Certains clubs baissent les bras dans ces cas-là, mais toutes les personnes du Bayern ont réagi très positivement. Nous avons apporté des changements, nous avons engagé de bons joueurs, modifié certaines choses et renforcé l’esprit collectif», s’est félicité Heynckes. Au point de pouvoir aujourd’hui concurrencer le Barça, l’ancienne référence (?).

D’après L’Equipe
 

 

Tuerie de Chevaline : les enquêteurs recherchent un 4×4 gris

Les gendarmes veulent identifier un véhicule qui a été vu circulant le long de la Combe d’Ire le jour du crime, entre 15 h 15 et 15 h 30.

Les gendarmes en charge de l’enquête sur la tuerie de Chevaline, dans les Alpes, lancent mardi un appel à témoins auprès de toute personne qui « connaîtrait ou aurait pu entrer en contact avec un ou plusieurs individus ayant circulé » dans un 4X4 gris vu à proximité du lieu du crime. Près de huit mois après le début de l’enquête, la gendarmerie explique, dans un communiqué, qu’elle cherche à entrer en contact avec « le propriétaire d’un 4×4, avec conduite à droite, possiblement un BMW X5 de couleur grise (ou toute couleur foncée pouvant s’y apparenter) qui a été vu circulant le long de la Combe d’Ire », à Chevaline le 5 septembre 2012, jour du crime, « entre 15 h 15 et 15 h 30 ».

Les enquêteurs de la section de recherches de Chambéry font appel à toute personne qui connaîtrait les individus ayant circulé à bord de ce véhicule, « dans le bassin d’Annecy, les jours précédents ou suivants la date du crime », précise le communiqué de la gendarmerie. « Les occupants de ce véhicule sont recherchés comme témoins, ils ne sont pas nécessairement les auteurs présumés du crime », a précisé un officier de la gendarmerie.

Deux fillettes survivantes

Le numéro vert mis à la disposition du public est le : 0800 002 950. L’appel à témoins sera également relayé dans l’émission de la BBC« Crimewatch » le 29 avril 2013, précise le communiqué. Le 5 septembre 2012 vers 15 h 45, Saad Al-Hilli, Britannique d’origine irakienne de 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, tués de plusieurs balles dans la tête, avaient été retrouvés dans leur voiture à Chevaline, près d’Annecy, où ils passaient des vacances.

Un cycliste français, Sylvain Mollier, avait été également découvert mort à côté de leur véhicule. Les deux fillettes du couple avaient survécu au drame alors que l’une d’elle avait été atteinte d’une balle à l’épaule.

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Allemagne : le PS change son fusil d’épaule

Après la parution d’une première mouture contenant des passages très offensifs sur Angela Merkel, le PS a rectifié le tir dans la nouvelle version du texte.

Une nouvelle version du texte du PS sur l’Europe en prévision de la réunion du Bureau national, la direction du parti, mardi en fin d’après-midi, ne comprend plus de mentions litigieuses sur Angela Merkel, selon un document publié mardi sur le site du Nouvel Observateur. Au PS, on a confirmé que cette version était quasi définitive, à l’exception de quelques précisions marginales. Une première version de ce texte, sortie vendredi, présentée ensuite au PS comme un simple « brouillon », comprenait des passages très offensifs sur Angela Merkel, qualifiée de « chancelière de l’austérité », provoquant le week-end dernier émoi et critiques de tous bords, notamment de la part du gouvernement. Le PS avait alors précisé que les passages litigieux avaient été aussitôt retirés.

Cette mention précisément de « chancelière de l’austérité » a disparu de la nouvelle version, tout comme le nom d’Angela Merkel. Ainsi, est-il précisé que les socialistes soutiennent François Hollande « dans son bras de fer avec les conservateurs européens », alors que la première version parlait de « bras de fer avec la chancelière de l’austérité et les conservateurs européens ». De même, le passage initial sur « l’intransigeance égoïste de la chancelière Merkel », abondamment commenté, a disparu.

Plus aucune désignation personnelle

La nouvelle version, qui gomme aussi toute allusion directe au Premier ministre britannique, écrit : « Le projet communautaire est aujourd’hui meurtri par une alliance de circonstances entre les conservateurs britanniques, qui ne conçoivent l’Europe qu’à la carte et au rabais, et l’intransigeance libérale de la droite allemande. » En outre, les accusations initiales à l’encontre de la « chancelière conservatrice » accusée de ne pas vouloir « mutualiser une partie des dettes des États » ont été formulées différemment, sans désignation personnelle : « C’est la droite européenne qui retarde, voire empêche la mutualisation d’une partie des dettes des États membres et la création d’un fonds de rédemption préventif et dissuasif face aux attaques spéculatives. »

Enfin, plutôt que d' »affrontement démocratique » avec la droite européenne et de « confrontation politique » avec la droite allemande, le nouveau texte appelle de façon plus générale à une « confrontation politique entre progressistes et conservateurs partout en Europe ». « Nous voulons redonner toute sa valeur, toute sa force et tout son sens à l’amitié franco-allemande. Le sens de la relation franco-allemande, c’est d’être porteuse de projets », écrit aussi le texte. Ce document, que doit approuver mardi soir le bureau national, sera ensuite soumis aux militants socialistes, avant d’être présenté à la convention du PS sur l’Europe, le 16 juin à Paris. Il se veut préparatoire à la campagne pour les élections européennes de mai 2014.

Valenciennes : un radiologue écope de 2 ans de prison ferme

Farid Alsaïd, en fuite, a également été condamné à reverser 2,7 millions d’euros à la Sécurité sociale pour escroqueries. Un mandat a été lancé contre le radiologue.

Le tribunal de Valenciennes (Nord) a sévèrement condamné mardi un radiologue belgo-syrien à deux ans et demi de prison ferme, le jugeant coupable d’une « escroquerie massive » à la Sécurité sociale pour un préjudice de 2,7 millions d’euros. « La peine est sévère, mais elle me paraît tout à fait justifiée au regard des fraudes », s’est réjoui l’avocat des caisses d’assurance-maladie parties civiles au procès, maître Frantz Hisbergues. Le tribunal a prononcé une peine totale de quatre ans de prison, dont 18 mois avec sursis, alors que le parquet avait requis trois ans ferme. Il a aussi interdit définitivement à Farid Alsaïd, 58 ans, d’exercer sa profession.

Ni le docteur Farid Alsaïd, 58 ans, ni son avocat n’étaient présents à l’annonce du jugement. Un mandat d’arrêt a été lancé contre le médecin, qui s’était enfui pendant plus d’un an en Syrie lors de l’ouverture de l’enquête pour escroquerie, début 2008. En outre, le médecin devra verser près de 2,7 millions d’euros de dommages et intérêts aux Caisses primaires d’assurance maladie (Cpam) de Lille-Douai, du Hainaut, de l’Aisne, ainsi qu’à la Caisse nationale, la Cnam. Cette somme correspond au préjudice causé à ces organismes entre 2006 et 2007.

Lors de son procès, le 9 avril, le médecin avait reconnu avoir utilisé les cartes professionnelles de médecins belges qui effectuaient des vacations ponctuelles dans ses cabinets. Le docteur Alsaïd était aussi accusé de facturation frauduleuse. Selon les caisses d’assurance maladie, il avait ainsi « doublé » environ un millier d’actes, par exemple en effectuant une radio des deux poignets alors qu’une seule était nécessaire. Outre l' »escroquerie massive à l’assurance maladie », le médecin a été jugé coupable de « tout un ensemble de pratiques frauduleuses » dans les cinq cabinets qu’il possédait dans le nord de la France.

Un docteur doté « d’une intelligence supérieure »

Le président du tribunal a énuméré le « recours à la téléradiologie au rabais avec un personnel sans qualification », le « délaissement de la sécurité » et la « multiplication sans fondement médical d’actes de radiologie ». Conséquences : des mammographies sans agrément et sans repérer certaines tumeurs, des radios des hanches potentiellement dangereuses pour des nourrissons, et des fractures non décelées. Les employés, souvent des jeunes femmes sans expérience professionnelle, étaient embauchés comme secrétaires médicaux puis formés en quelques semaines à la radiologie.

Doté d’une « intelligence supérieure », le docteur Farid Alsaïd avait « délibérément » mis en place un « système généralisé de fraude » comportant des « risques pour la sécurité des patients et des personnels », a dénoncé la procureur de Valenciennes. L’escroquerie se déroulait de surcroît dans « de petites villes déshéritées », où vit une « population vulnérable », selon elle. « C’est un procès qui a duré sept ans devant le juge d’instruction, avec des rebondissements. C’est au moins la fin d’un épisode », a souligné maître Hisbergues, l’avocat des parties civiles, qui s’attendait néanmoins à un appel. Lors du procès, l’avocat de la défense avait estimé que son client avait eu « les yeux plus gros que le ventre » en voulant monter son réseau de cabinets.