Leonardo va savoir, Paris va choisir

De la sanction dont le directeur sportif parisien écopera ce jeudi soir devant la commission de discipline dépend sans doute le nom du futur entraîneur du champion de France. Si elle est lourde et éteint la piste Leonardo, Paris pourrait tenter d’imposer à Ancelotti de rester.

Carlo Ancelotti et Leonardo : l’avenir de l’un pourrait dépendre de la sanction de l’autre.

Carlo Ancelotti et Leonardo : l'avenir de l'un pourrait dépendre de la sanction de l'autre. (L'Equipe)

Leonardo n’est pas seul à être suspendu à la décision de la commission de la discipline de la LFP. Lorsqu’elle tombera, ce jeudi en début de soirée, les dirigeants du club parisien sauront si l’hypothèse d’une nomination du Brésilien sur le banc la saison prochaine reste envisageable ou pas. La piste interne a pris corps chez le champion depuis que Carlo Ancelotti a manifesté son intention de partir pour prendre la  succession de Jose Mourinho au Real Madrid. Mais pour avoir bousculé l’arbitre de PSG-VA, le 5 mai dernier (1-1), Leo risque jusqu’à un an de suspension de toutes fonctions officielles qui le priverait de banc de touche et de terrain.

Leo remercié, Carlo retenu ?

Selon nos informations, si l’intentionalité du geste – que l’intéressé consteste – est reconnue par la commission présidée par l’ancien arbitre international Pascal Garibian, et lourde la sanction prononcée (six mois ou plus), Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, pourrait prendre une double décision radicale : 1. Se séparer de Leonardo. 2. Imposer à Ancelotti d’aller au terme de son contrat (juin 2014), avec les pleins pouvoirs sportifs. Rarement les douze membres de la commission de discipline auront été soumis à si forte pression, tant leur décision sera lourde de conséquences.
D’après L’EQUIPE

Li Na tombe déjà

Lauréate en 2011, Li Na (n°6), expatriée sur le court numéro 1, a subi la loi de l’imprévisible Bethanie Mattek-Sands, jeudi, au 2e tour (5-7, 6-3, 6-2 en 2h16′).

Li Na quitte Roland-Garros dès le deuxième tour.

Li Na quitte Roland-Garros dès le deuxième tour. (L'Equipe)

Le ciel est gris. Comme les mines de Li Na et Carlos Rodriguez, son entraîneur. Opposée sur le court numéro 1 à la fantasque Bethanie Mattek-Sands, qui a retrouvé des couleurs cette saison après avoir vu son année 2012 gâchée par les blessures (67e aujourd’hui), la lauréate de l’édition 2011 a coulé au rythme des interruptions par la pluie. Ce qu’elle ne reconnaîtra pas après coup. «Une défaite, c’est une défaite. Je n’ai pas perdu à cause de ça. Les conditions étaient les mêmes pour toutes les deux.»

En tête d’un set (7-5) puis distancée 4-1 dans deuxième manche, l’invitée vedette du tournoi est alors venue faire un petit tour. Au retour des vestiaires, la numéro 6 mondiale se reprenait en main (4-3 Mattek-Sands). Mais une nouvelle apparition de la pluie lui était fatale puisqu’elle encaissait alors… sept jeux de rang. Interrompue une troisième fois (à 1-5), elle gagnait un jeu de plus. Pas plus. Lors de ses six participations précédentes, Li Na ne s’était jamais inclinée avant le 3e tour. «Si je savais pourquoi j’avais perdu autant de jeux d’affilée, j’aurais gagné le match» a-t-elle ajouté, passablement énervée. Durée de sa conférence de presse ? 3 minutes chrono.

D’après L’EQUIPE

L’Élysée met ses grands crus aux enchères pour la première fois

La vente de 1 200 des plus grandes bouteilles de vin du palais de l’Élysée a lieu jeudi soir et vendredi à Paris dans le 9e arrondissement.

Six bouteilles de Petrus termineront la vente jeudi soir, dont deux de 1990, estimées entre 2 200 et 2 500 euros.
Six bouteilles de Petrus termineront la vente jeudi soir, dont deux de 1990, estimées entre 2 200 et 2 500 euros. 

L’Élysée va vendre pour la première fois une partie de sa cave, dont des crus très prestigieux, aux enchères à Drouot, à Paris, jeudi soir et vendredi après-midi. 1 200 bouteilles, soit un dixième de la cave créée en 1947, sont mises aux enchères dans le but de « permettre un renouvellement de la cave du palais de l’Élysée par autofinancement », selon un communiqué de la salle de vente Drouot. « Dans un souci de saine gestion, le produit de cette vente sera réinvesti dans des vins plus modestes et l’excédent sera reversé au budget de l’État », ajoute ce communiqué.

Des vins de plusieurs régions de France sont mis en vente, mais des grands crus de bourgogne et de bordeaux dominent les enchères. Ainsi, six bouteilles de Petrus termineront la vente jeudi soir, dont deux de 1990, estimées entre 2 200 et 2 500 euros. Les estimations sont celles d’une vente classique et ne tiennent pas compte de la provenance des bouteilles. Les prix pourraient donc s’envoler. « C’est une vente très chargée en symbolique et je suis curieuse de voir les résultats », a dit la commissaire-priseuse, Ghislaine Kapandji, de la maison Kapandji-Morhange, responsable de la vente.

Des bouteilles pour les « milliardaires du monde entier »

« Les grands crus vont partir à l’étranger, comme dans les autres ventes de vin », a prévenu pour sa part l’expert Ambroise de Montigny. Des clients d’Asie, des États-Unis et de Russie sont attendus. La vente a d’ailleurs été critiquée à ce sujet. Michel-Jack Chasseuil, propriétaire dans les Deux-Sèvres d’une prestigieuse cave à vins et spiritueux, a adressé dans ce sens une lettre au président François Hollande. Il se désole de voir les bouteilles, « véritable patrimoine de notre pays », « partir aux milliardaires du monde entier ». « Si les bouteilles (…) peuvent en effet rapporter une belle somme, cela représente un détail dérisoire par rapport au budget de la France, compte tenu du prestige que représentent ces vins aux yeux du monde entier », écrit Michel-Jack Chasseuil.

Cette vente aux enchères est une première pour l’Élysée, mais la mairie de Paris avait, elle, vendu quelque 4 000 bouteilles de vin et d’alcool en 2006. Le maire Bertrand Delanoë avait alors expliqué vouloir « réduire les frais de réception » et « être attentif à bien employer l’argent public ». La vente commence jeudi à 19 h 30, à Drouot, dans le 9e arrondissement, et reprendra vendredi à 14 heures.

D’après Le POINT

Angel Di Maria rejoint Paris pour 25 M€

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« Di Maria rejoint le PSG pour 25M€… » Voilà la Une de A Bola qui annonce donc le transfert de l’Ange de Rosario à Paris. Quelques heures plus tôt, RMC annonçait pourtant que Monaco tenait la corde pour le transfert du Madrilène. Mais comme d’habitude, les infos concernant le PSG se suivent et se contredisent. 

Alors, on n’en sait pas plus que les autres mais mus par notre devoir d’information nous colportons la rumeur sans le moindre scrupule. Selon la presse portugaise, Angel Di Maria et le Real Madrid auraient donc trouvé un accord avec le PSG pour un transfert de 25 M€.

Information à prendre avec d’énormes pincettes donc. Mais si Angel Di Maria signait au PSG, Paris réaliserait son premier gros coup du mercato estival édition 2013.

Soldat tué à Londres : l’un des deux suspects au tribunal

Le soldat britannique Lee Rigby a été attaqué à l’arme blanche par deux hommes sous influence de l’islamisme radical, le 22 mai, dans une rue du sud-est de Londres.

La police relève, le 24 mai, des indices d'un appartement de Greenwich, dans le sud-est de Londres, où l'un des suspects, Michael Adebowale, résidait.
La police relève, le 24 mai, des indices d’un appartement de Greenwich, dans le sud-est de Londres, où l’un des suspects, Michael Adebowale, résidait.

Michael Adebowale, inculpé mercredi soir pour le meurtre du soldat Lee Rigby, tué la semaine dernière à Londres, a brièvement comparu jeudi matin sous forte escorte policière devant le tribunal londonien de Westminster. Le jeune homme d’origine nigériane, âgé de 22 ans, qui est arrivé en boîtant dans la salle de tribunal, a confirmé son nom, sa date de naissance et son adresse devant le tribunal tandis que les charges retenues contre lui étaient lues. Vêtu d’un haut gris et d’un pantalon blanc, il n’a pas eu à se lever en raison de la blessure causée par la police lors de son arrestation, sur les lieux des faits.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 3 juin devant la cour criminelle centrale d’Angleterre d’Old Bailey. Selon la loi britannique, une fois un suspect inculpé, il n’est plus possible de publier des faits et éléments d’enquête pouvant influencer les jurés en cas de procès. Si le suspect plaide coupable, il n’y aura pas de procès, juste une audience pour lui signifier sa condamnation. Le représentant du parquet, Bethan David, a indiqué au juge Howard Riddle que les charges retenues contre Michael Adebowale relevaient de la législation antiterroriste. « Des policiers du service du contre-terrorisme ont inculpé Michael Adebowale, 22 ans, du meurtre de Lee Rigby, 25 ans, commis le mercredi 22 mai », avait indiqué mercredi soir la police dans un communiqué. « Il a également été inculpé pour détention d’arme à feu », ajoutait le communiqué.

Sous influence de l’islamisme radical

Michael Adebowale avait quitté mardi l’hôpital où il était soigné depuis six jours après avoir été blessé par balle par la police lors de son arrestation sur les lieux du drame. Il avait été aussitôt placé en garde à vue et interrogé dans un commissariat londonien pour la première fois, six jours après les faits. Jeudi matin, il est arrivé au tribunal dans un fourgon de la police et sous escorte policière. Un deuxième suspect, Michael Adebolajo, 28 ans, est toujours hospitalisé sous bonne garde dans un hôpital londonien, selon la police. Il avait tenu des propos inspirés de l’islamisme radical après les faits dans une vidéo amateur enregistrée à quelques mètres du corps de la victime qui gisait au milieu d’une route du sud-est de Londres.

Le soldat Lee Rigby avait été heurté par une voiture avant d’être attaqué à l’arme blanche par deux hommes, le 22 mai dans une rue du sud-est de Londres, a confirmé l’autopsie dont les résultats ont été rendus publics mercredi. Elle concluait qu’il était mort des suites de « multiples entailles ».

D’après Le POINT

Le député-maire d’Ivry-sur-Seine et son épouse agressés et séquestrés

Pierre Gosnat et sa femme ont été ligotés jeudi matin à leur domicile dans le Val-de-Marne. Ils n’ont pas été blessés, un suspect a été arrêté.

Pierre Gosnat à l'Assemblée nationale, ici le 8 décembre 2009.
Pierre Gosnat à l’Assemblée nationale, ici le 8 décembre 2009. 

Le maire PCF d’Ivry-sur-Seine, Pierre Gosnat et son épouse ont été ligotés par un malfaiteur à leur domicile jeudi matin, sans être blessés, a-t-on appris de sources concordantes. Après avoir ligoté le couple dans leur domicile de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, l’homme a pris la fuite, apeuré, Pierre Gosnat venant de lui faire part de sa qualité d’élu, selon une source policière.

Peu avant, son épouse, alors qu’elle sortait de leur domicile, était tombée nez à nez avec cet homme cagoulé et muni d’un couteau et d’une arme de poing, qui lui a dérobé sa carte bancaire, a précisé cette même source. Entendant du bruit, le maire est intervenu. Le malfaiteur a ligoté le couple avant de prendre la fuite avec un véhicule appartenant à la mairie. Le maire et son épouse ont réussi à se défaire de leurs liens afin de prévenir la police, a souligné une source proche de l’enquête.

Au moins un suspect, décrit comme un homme d’une trentaine d’années, a été interpellé non loin du domicile après avoir été pris en chasse par la police, selon des sources proches de l’enquête. La police judiciaire du Val-de-Marne a été saisie de l’enquête. Maire de la commune depuis 1998, Pierre Gosnat a été député de 2007 à 2012.

D’après Le POINT

L’opposition syrienne refuse toute conférence de paix internationale

La Coalition est paralysée par les rivalités internes et la guerre d’influence que se livrent pour son contrôle ses principaux soutiens, l’Arabie saoudite et le Qatar.

"Aujourd'hui, les vies des Syriens sont beaucoup plus importantes que n'importe quelle solution politique ou conférence internationale", a insisté le président par intérim de l'opposition syrienne, George Sabra.
« Aujourd’hui, les vies des Syriens sont beaucoup plus importantes que n’importe quelle solution politique ou conférence internationale », a insisté le président par intérim de l’opposition syrienne, George Sabra. 

L’opposition syrienne s’est résolue jeudi à lever toute ambiguïté sur sa participation à une éventuelle conférence de paix internationale en assurant qu’elle ne s’y rendrait pas tant que l’Iran et le mouvement chiite libanais du Hezbollah soutiendraient le régime de Damas. « La Coalition nationale ne prendra part à aucune conférence internationale ou aucun autre effort de ce genre tant que les milices de l’Iran et du Hezbollah envahissent la Syrie« , a déclaré son président par intérim, George Sabra, à la presse. « Aujourd’hui, les vies des Syriens sont beaucoup plus importantes que n’importe quelle solution politique ou conférence internationale », a insisté M. Sabra, au huitième jour de la réunion de la Coalition à Istanbul.

Paralysée par les rivalités internes et la guerre d’influence que se livrent pour son contrôle ses principaux soutiens, l’Arabie saoudite et le Qatar, la Coalition ne s’était jusque-là pas déterminée avec précision sur sa participation à la conférence internationale dite de Genève 2 initiée par la Russie et les États-Unis. Mercredi soir, elle avait publié une déclaration très ambiguë, rappelant sa volonté absolue de considérer le départ du président syrien Bachar el-Assad et de ses chefs militaires du pouvoir comme la seule issue possible d’une négociation de paix, mais s’abstenant de se prononcer sur l’éventualité de s’asseoir à la même table de discussion que ses représentants.

Un appel urgent de l’opposition syrienne

Ce communiqué, avant même la déclaration de M. Sabra, avait suffi au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, pour accuser l’opposition syrienne de saper la conférence de paix en posant des conditions « irréalisables ». La mise au point de M. Sabra est intervenue alors que l’armée syrienne, épaulée par les combattants du Hezbollah, a annoncé avoir gagné du terrain contre les rebelles sur plusieurs fronts en Syrie. « À la lumière de cette sauvagerie, toute discussion sur une conférence internationale ou un règlement politique en Syrie relève du bavardage insignifiant », a déclaré jeudi le président par intérim de la Coalition.

Dans un communiqué publié plus tôt jeudi, l’opposition syrienne a lancé un appel « urgent » pour que soient secourus un millier de civils blessés, piégés dans la ville de Qousseir (ouest de la Syrie, près de la frontière libanaise), théâtre depuis une dizaine de jours de violents combats entre rebelles et forces loyales au régime de Damas soutenues par le Hezbollah. M. Sabra a lui aussi exhorté la communauté internationale, « particulièrement le groupe des pays Amis de la Syrie », à tout mettre en oeuvre pour interrompre l’avancée des forces loyalistes à Qousseir et autour de la capitale, Damas. Il a également appelé les Nations unies et la Ligue arabe à « agir immédiatement et sérieusement pour mettre un terme (…) à la poursuite des massacres ». « Nous ne pouvons comprendre ni accepter que des gens continuent à être tués d’une façon si cruelle pendant que la communauté internationale reste silencieuse », a plaidé M. Sabra.

« Crime odieux »

Le chef par intérim de la Coalition a enfin renouvelé son appel pressant au président libanais, Michel Sleimane, pour qu’il intervienne et mette un terme à l’intervention des miliciens du Hezbollah. « Nous rappelons au président et au peuple du Liban qu’un parti qui participe à son gouvernement et est présent en son Parlement prend part à ce crime odieux », a déclaré M. Sabra. Réunis depuis le 23 mai à Istanbul, les membres de la Coalition étaient toujours réunis jeudi après-midi dans un hôtel de la lointaine périphérie de la mégapole turque pour discuter de son élargissement, du choix d’un nouveau président et de la composition d’un gouvernement provisoire.

D’après Le POINT

Ayrault : les chiffres du chômage d’avril ne seront « pas bons »

Les chiffres du chômage pour le mois d’avril, dévoilés jeudi, ne permettront pas au marché de l’emploi de « repartir », selon le Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.
Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’attend à ce que « les chiffres du chômage pour avril » publiés ce jeudi soir « ne soient pas bons », dans une interview au groupe de presse Ebra. « Nous nous attendons à ce que les chiffres du chômage pour avril publiés ce soir ne soient pas bons. Nous sortons d’une période de deux trimestres d’une récession qui touche la France et toute la zone euro. Dans ces conditions, le marché de l’emploi ne peut repartir », affirme-t-il. « Si les acteurs locaux, autrement dit les entreprises, les salariés, les collectivités, les missions locales, les services de formation se mobilisent et se saisissent de ces mesures d’accompagnement que l’État met à leur disposition, il n’y a pas de fatalité à voir le chômage augmenter perpétuellement », ajoute Jean-Marc Ayrault.

Ces propos ont été mis en ligne sur les sites internet de ces quotidiens à la veille d’une interview du Premier ministre à ce groupe. Selon lui, il faudra du temps « avant que ces réformes de structure produisent leurs effets ». Avec la publication du nombre d’inscrits fin avril à Pôle emploi, un nouveau record de chômeurs sera vraisemblablement atteint jeudi. Fin mars, le pic de 1997 a été dépassé. La France n’a jamais compté autant de demandeurs d’emploi sans aucune activité en métropole : 3,224 millions.

Selon le site internet du quotidien Les Échos, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 40 000 en France en avril. Cette hausse devrait constituer la 24e augmentation mensuelle consécutive du nombre de demandeurs d’emploi.

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Merkel et Hollande réunis à Paris pour la compétitivité

Après une relation un peu distendue, Paris et Berlin se penchent sur l’amélioration de la compétitivité en Europe dans l’optique du sommet européen du 22 juin.

Angela Merkel et François Hollande se retrouvent ce jeudi pour une visite de travail au programme particulièrement chargé.
Angela Merkel et François Hollande se retrouvent ce jeudi pour une visite de travail au programme particulièrement chargé. 

La chancelière allemande Angela Merkel est attendue jeudi après-midi à Paris pour adopter une contribution franco-allemande sur la croissance et l’emploi en vue du sommet européen de la fin juin. L’emploi et, singulièrement, l’emploi des jeunes, seront au coeur du sommet européen des 27 et 28 juin qui portera aussi sur les questions économiques, la croissance et la compétitivité. La contribution de Paris et de Berlin qui doit être rendue publique jeudi avant d’être soumise aux 25 autres capitales européennes s’inscrit dans cette perspective. Il s’agira de la toute première contribution formelle des deux capitales à un sommet européen depuis l’élection de François Hollande.

La visite de la chancelière à Paris sera marquée aussi par les propos de François Hollande qui a vertement répliqué mercredi à la Commission européenne, estimant qu’elle n’avait « pas à dicter » à laFrance ce qu’elle avait « à faire » alors que Bruxelles lui demandait d’entamer une réforme des retraites dès cette année mais aussi de son marché du travail. Les déclarations du président français sont « inappropriées », « virulentes » et « incompréhensibles », a commenté, parmi d’autres responsables politiques conservateurs ou libéraux allemands, Andreas Schockenhof, un cacique de la CDU, le parti de la chancelière. Sur le chômage des jeunes qui frappe plus de la moitié d’entre eux en Espagne ou en Grèce et près d’un quart en France, François Hollande a donné dès mardi le coup d’envoi d’une initiative franco-allemande que les Vingt-Sept devraient parachever lors de ce même sommet européen.

Relation franco-allemande « stable »

En attendant, Angela Merkel et François Hollande se retrouvent ce jeudi pour une visite de travail au programme particulièrement chargé. Les deux dirigeants doivent visiter l’exposition « De l’Allemagne, 1800-1939 ». Celle-ci a suscité une vive polémique lancée par deux grands organes de presse allemands qui ont dénoncé une vision réductrice de cette période, établissant un lien direct avec l’émergence du national-socialisme. Le Louvre « a bricolé sa propre histoire de l’Allemagne, et cette histoire confirme tous les clichés du voisin sombre et romantico-dangereux », a ainsi pesté le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Dans ces circonstances, la présence de la chancelière est « plutôt courageuse », estime-t-on à l’Élysée.

Angela Merkel et François Hollande s’entretiendront ensuite à l’Élysée pendant une heure avant de se voir remettre officiellement un rapport très attendu « sur la compétitivité et la croissance » en Europe, signé de deux grands industriels, Jean-Louis Beffa, président d’honneur de Saint-Gobain, et Gerhard Cromme, président du conseil de surveillance de Siemens. Après la conférence de presse, la journée s’achèvera par un dîner de travail. À Paris, on affirme que les « éventuels tensions, distances ou froids dans la relation franco-allemande » évoqués par la presse ne sont qu’un « écho artificiel » et que le baromètre de la relation est « stable ». « Quand l’Allemagne et la France ne sont pas d’accord, vous vous interrogez et quand l’Allemagne et la France sont d’accord, vous vous inquiétez, je ne sais pas comment faire », avait lui-même plaisanté François Hollande mardi devant la presse.

Pacte de croissance

Le « rapport Beffa-Cromme », indique-t-on à l’Élysée, compte une trentaine de propositions en matière de politique énergétique, commerciale, d’investissement, de concurrence ou de fiscalité parmi lesquelles Paris et Berlin comptent faire leur marché d’ici au sommet européen de la fin juin. Pour l’Élysée cependant, l’idée est « de ne pas avoir une conception de l’Europe simplement fondée sur la concurrence », mais aussi sur « des développements longs et une coopération industrielle entre la France et l’Allemagne ». Quant au coût de l’énergie, il « devient un problème pour les entreprises européennes » après avoir « tellement baissé aux États-Unis », observe-t-on.

Au menu de la rencontre de jeudi figure aussi le pacte de croissance de 120 milliards d’euros adopté un an plus tôt par le Conseil européen dont Paris voudrait bien qu’il se « traduise maintenant en termes concrets dans la réalité ». François Hollande et Angela Merkel évoqueront également l’approfondissement de l’union économique et monétaire lancée au même moment ou la coordination des politiques économiques à laquelle le président français a donné une nouvelle dimension lors de sa conférence de presse du 16 mai à l’Élysée avec sa proposition d’un « gouvernement économique européen ».

D’après Le POINT

Paris : la salle de shoot installée près de la gare du Nord

Destinée aux toxicomanes de rue précarisés, cette salle de shoot doit leur permettre de consommer leurs drogues sous supervision de personnels de santé

Le gouvernement a donné début février son feu vert pour tenter l'expérience d'une salle de consommation de drogue à Paris, une première en France.
Le gouvernement a donné début février son feu vert pour tenter l’expérience d’une salle de consommation de drogue à Paris, une première en France. 

La salle de consommation de drogue qui doit s’implanter à Paris sera installée dans une enclave de la SNCF près de la gare du Nord. Ce sera un préfabriqué d’une surface d’environ 200 m2 permettant d’accueillir en même temps une vingtaine de personnes, a annoncé jeudi le maire PS du 10e arrondissement. Dans le cadre d’une convention de trois ans, la SNCF a mis à la disposition de la ville de Paris un terrain situé au niveau du 39, boulevard de la Chapelle, dans le nord-est de Paris. Le site actuel, dans une zone relativement dépourvue d’habitations, contient un parking d’une quinzaine de places et un petit bâtiment préfabriqué.

« Aujourd’hui, il faut déposer un permis de construire (…), aménager le terrain et l’accès », pour une ouverture de la salle espérée à l’automne, a précisé Rémi Féraud, lors d’une présentation à la presse sur le site. Situé à environ 800 mètres de l’entrée de la gare du Nord, le terrain est actuellement fermé par un portail gris, interdit à toute personne étrangère à la SNCF. L’accès sera séparé en deux entrées distinctes, l’une pour accéder à la salle de consommation, l’autre pour les salariés qui travaillent dans les structures SNCF voisines. « Le lieu choisi est celui qui était considéré par l’ensemble des partenaires comme le plus adapté », a assuré M. Féraud, précisant qu’il était « suffisamment éloigné des lieux d’habitation, des écoles, des commerces, pour ne pas créer de nuisance sur la voie publique ».

Un projet controversé

Pour Myriam El Khomri, adjointe au maire de Paris chargée de la Sécurité, « l’objectif, c’est d’éviter la stagnation de personnes toxicomanes sur la voie publique. C’est le cas ici, c’est en contrebas ». « L’autre aspect, c’est d’éviter la présence de toxicomanes dans des halls d’immeuble, des équipements publics, comme les squares, ou des parkings », a-t-elle ajouté, expliquant que la salle sera accompagnée « d’un dispositif de police spécifique et fidélisé au quartier, afin de lutter contre le deal, pour qu’il n’y ait pas de trafic à proximité de la salle ». Le gouvernement a donné début février son feu vert pour expérimenter une telle salle, une première en France. Destinée aux toxicomanes de rue précarisés, elle doit leur permettre de consommer leurs drogues sous supervision de personnels de santé et de réduire les troubles à l’ordre public.

D’après Le Point