Hollande fait polémique

JUSTICE – La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé vendredi la réimplantation des tribunaux de grande instance à Saint-Gaudens, Saumur et Tulle, fermés par la réforme de la carte judiciaire en 2008. De quoi susciter la polémique concernant Tulle, fief d’un François Hollande accusé de favoritisme.

Le palais de justice de Tulle.

Le palais de justice de Tulle.

Saint-Gaudens, Saumur et… Tulle sont les heureuses élues. Privées de tribunal dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire menée par le précédent gouvernement, les trois municipalités accueilleront de nouveau un tribunal de grande instance (TGI) dans les prochains mois. La Chancellerie en a fait l’annonce vendredi par voie de communiqué alors qu’un total de huit villes (Belley, Dôle, Guingamp, Marmande et Millau en plus des trois lauréates) ont fait l’objet d’un ré-examen à la demande la garde des Sceaux.

Promesse de campagne

« J’ai choisi un faisceau d’indices, parce que je veux être incontestable. Je veux travailler sur des éléments objectifs, repérables, mesurables », a expliqué Christiane Taubira dans un entretien à l’AFP. Peine perdue pour la ministre de la Justice : le choix de Tulle, fief corrézien de François Hollande, suscite forcément la polémique. D’autant que durant sa campagne – et avant, donc, toute étude technique – le candidat socialiste avait fait la promesse de cette réouverture.

Au crédit du gouvernement, la cité corrézienne était la seule où le conseiller d’Etat honoraire Serge Daël, mandaté par la ministre de la Justice pour rédiger un rapport remis mi-février, préconisait une réouverture de TGI. Dans sa communication du jour, la Chancellerie a indiqué que Tulle était l’unique préfecture du pays à s’être vue « privée de son TGI lors de la réforme de 2008 » et que la réimplantation du tribunal se justifiait « par la présence dans la ville des autres services de l’Etat et du conseil général ainsi que celle de la maison d’arrêt du ressort. » « De plus, finit de se justifier la place Vendôme, son niveau d’activité était équivalent à celui du TGI de Brive-La-Gaillarde. »

« Un scandale d’Etat » ?

Pas suffisant pour autant pour empêcher certains de douter du bien-fondé du projet. A la manoeuvre lors de la réforme de la carte judiciaire en sa qualité de garde des Sceaux, Rachida Dati évoque « un scandale d’Etat » et juge « extraordinaire » la réimplantation du TGI de Tulle, « que l’on tente de noyer dans une décision visant d’autres tribunaux et la mise en place de chambres détachées ». L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy regrette également une réimplantation décidée « au nom de calculs électoraux » qui symbolisent, selon elle, la « déchéance morale dans laquelle se complaît aujourd’hui la gauche ».

De son côté, la présidente du syndicat de la magistrature, Françoise Martes, s’interroge. « On peut se poser la question de savoir si Tulle était prioritaire… », indique-t-elle sur BFMTV.com, estimant que cette décision était probablement politique. « Mais on peut aussi penser que sa suppression par Rachida Dati était tout autant liée à François Hollande », ajoute-t-elle. « Objectivement, il n’y avait pas de quoi se précipiter sur la réouverture de Tulle. On sentait d’ailleurs que le rapport Daël, sur lequel s’est basée la ministre de la Justice, était emberlificoté sur la question de Tulle. On marchait sur des oeufs. » Bref, l’affaire du tribunal de Tulle n’est certainement pas terminée…

D’après MetroNews

Chelsea entre Cavani et Lewandowski

TRANSFERTS –  Au menu de ce vendredi : Les premières emplettes de Manchester City et la nouvelle cible du FC Barcelone en charnière.

Mourinho Chelsea

José Mourinho attend toujours son « grand attaquant » du côté de Chelsea.

Lyon s’accroche à Gonalons
Voilà maintenant plusieurs jours que le capitaine de l’OL alimente les rumeurs. Selon la presse italienne, Naples et son nouvel entraîneur Rafael Benitez font du milieu international français leur priorité pour renforcer leur milieu de terrain. Alors l’entraîneur lyonnais Rémi Garde a jugé bon de rappeler que son joueur n’était pas encore parti, loin de là : « Pour moi, Max est à Lyon. Je n’imagine pas du tout qu’il puisse partir et à aucun moment je n’ai senti chez lui une envie de quitter le club. » « Il n’y a aucune chance qu’il s’en aille, a appuyé son président Jean-Michel Aulas. Cela n’a d’ailleurs jamais été imaginé. » Sauf par Naples, donc.

Manchester City veut Pepe et Gomez
Chassez le naturel et il revient au galop. Si Manchester City n’a pas encore fait la « une » des gazettes à coups de transferts ronflants en ce début de mercato, cela ne saurait tarder. En quête d’un attaquant pour remplacer Carlos Tevez, parti à la Juventus, les Citizens auraient jeté leur dévolu sur Mario Gomez, qui a fait le tour de la question au Bayern et jusqu’ici surtout convoité par la Fiorentina, aux moyens financiers bien moindres. Le club anglais cherche par ailleurs à muscler sa défense centrale. Selon le quotidien espagnol Marca, il s’apprête à émettre une offre à hauteur de 30 millions d’euros pour recruter Pepe, désormais barré par le Français Raphaël Varane au Real Madrid.

FC Barcelone : Marquinhos plutôt que Thiago Silva ?
À en croire le Mundo Deportivo du jour, le Barça n’a toujours pas renoncé à Thiago Silva. Il aurait même dépêché un émissaire au Brésil pour qu’il rencontre le défenseur. Le club catalan n’ignore toutefois pas que Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, a affirmé jeudi que son capitaine irait « au bout de son contrat » parisien, lequel prend fin en 2017. Surtout, Barcelone a déjà cassé sa tirelire (52 millions d’euros) pour s’offrir Neymar et aimerait éviter de nouvelles dépenses somptuaires (Thiago Silva a coûté 47 millions à Paris l’été dernier). D’où une offre de 25 millions transmise, selon la Gazzetta dello Sport, à l’AS Rome pour Marquinhos, prometteur défenseur central de 19 ans. Qui a le même agent que le capitaine du Brésil, et qu’on dit aussi courtisé par… le PSG.

Chelsea : Lewandowski plutôt que Cavani ?
Tout le monde le sait, la première recrue de Mourinho à Chelsea cet été sera un grand attaquant. C’est en tout cas un dossier élevé au rang de priorité absolue par le coach portugais. Qui rêve de l’attaquant uruguayen de Naples Edinson Cavani, mais commence peut-être à se lasser de voir l’affaire traîner en longueur. Le Daily Mirror assure ainsi que les Blues pourraient rapidement proposer 30 millions d’euros au Borussia Dortmund pour son buteur polonais Robert Lewandowski. Lequel voudrait rallier le Bayern mais se heurte à la volonté de ses dirigeants de ne pas renforcer un concurrent direct. Un transfert en Angleterre arrangerait donc tout le monde.

D’après MetroNews

Djibril Cissé, libre, n’ira pas à Montpellier

FOOTBALL- L’attaquant international Français Djibril Cissé a résilié son contrat qui le liait aux Queens Park Rangers ce vendredi. Alors qu’il était pressenti à Montpellier, il a laconiquement annoncé que ça ne se ferait pas. Il est libre de signer dans le club de son choix.

Djibril Cissé

Djibril n’a pas apprécié les déclarations de Loulou Nicollin à son égard, il n’ira pas à Montpellier.

L’ancien attaquant de l’Olympique de Marseille et de l’équipe de France, Djibril Cissé est désormais libre de signer dans le club de son choix. Le club des Queens Park Rangers l’a annoncé ce vendredi, le club et le joueur ont rompu leur contrat « par consentement mutuel ».

Un temps pressenti à Montpellier, Cissé n’ira pas, puisqu’il a très mal pris les déclarations de Louis Nicollin, qui a balancé au Midi Libre :  » Cissé ? Non pas question, je ne veux pas d’un gars qui fait le DJ. Mais bon, c’est une reconversion comme une autre. »

« Avoir un président aussi con… »

Sur Twitter, jeudi, le Djib a d’ailleurs réglé ses comptes avec Loulou : « Quel dommage, ça ne se fera pas avec Montpellier, un beau club, une belle ville, avec un idiot de président qui se permet de tailler à (tout) va. Avoir un président aussi con, ça doit (sic) pas être facile (tous) les jours ».

En effet Djibril Cissé avait officié en tant que DJ « dans différents lieux musicaux montpelliérains » vendredi dernier lors de la fête de la musique. Mais n’en déplaise au président de Montpellier, Cissé, gratuit, pourrait bien être la bonne affaire de ce mercato.

D’après MetroNews

Banque du Vatican : 3 arrestations dont un prélat

PAPAUTÉ – Un prélat, un membre des services secrets italiens et un intermédiaire financier ont été arrêtés vendredi dans le cadre d’une enquête de la justice italienne sur l’Institut des oeuvres de religion (IOR), la banque du Vatican.

Vatican

Le IOR gère 19.000 comptes appartenant en majorité au clergé catholique.

Le ménage a commencé dans les institutions du Vatican. Un prélat, un membre des services secrets italiens et un intermédiaire financier ont été arrêtés vendredi dans le cadre d’une enquête de la justice italienne sur l’Institut des oeuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, ont annoncé les médias italiens.

Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, le prélat arrêté, Mgr Nunzio Scarano, n’est pas l’évêque de Salerne (sud de l’Italie) mais un prêtre appelé « monseigneur », titre honorifique donné simplement en raison de son ancienneté au Saint-Siège, a précisé le conseiller en communication du Vatican. Le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a indiqué que le prélat, membre de l’Administration du patrimoine du siège apostolique(APSA), l’organisme qui gère les biens du Vatican, avait été suspendu « depuis environ un mois, quand ses supérieurs ont su qu’il était sous enquête ».

Soupçons de fraude et corruption

Les trois arrestations ont eu lieu pour des soupçons de fraude et de corruption, dans le cadre d’un volet indépendant d’une vaste enquête lancée par la justice italienne en septembre 2010 qui visait le président de l’IOR Ettore, Gotti Tedeschi, et le directeur général Paolo Cipriani de l’époque pour violation de la législation contre le blanchiment d’argent. Ce volet porte sur le rapatriement en Italie de 20 millions d’euros en espèces depuis la Suisse, indiquent les médias italiens. L’argent appartiendrait à des amis de Mgr Scarano et le fonctionnaire du contre-espionnage italien arrêté se serait engagé à faire rentrer l’argent en Italie à bord d’un avion privé, moyennant une récompense de 400.000 euros, selon la même source.

Le IOR gère 19.000 comptes appartenant en majorité au clergé catholique, soit environ 7 milliards d’euros, et donc aussi bien ceux de la soeur philippine qui fait ses études à Rome que des évêques et cardinaux ou de certains diplomates, ainsi que les transferts d’argent des congrégations religieuses. Au fil des ans, des scandales retentissants ont entaché sa réputation, des milieux criminels ayant profité de l’anonymat ou de prête-noms pour y blanchir leurs fonds. Le plus important avait été en 1982 la faillite du Banco Ambrosiano, un scandale bancaire qui mêlait CIA et loge maçonnique. L’affaire Enimont (1993) de pots-de-vins à des partis politiques italiens a aussi éclaboussé l’IOR et plus récemment, le tribunal de Rome a détecté des cas de blanchiment d’argent mafieux à travers les arcanes de la banque.

Le nouveau président du IOR, l’Allemand Ernst von Freyberg, nommé quelques jours avant la démission de l’ancien pape Benoît XVI, a entrepris de faire vérifier un par un les comptes du IOR par l’Agence américaine de consultants financiers Promontory. Ces dernières années, le Vatican a renforcé à plusieurs reprises les mécanismes de contrôle du IOR. Le dernier en date a été créé il y a deux jours par le pape François sous la forme d’une commission spéciale ne répondant qu’à lui, pour contrôler les activités du IOR.

D’après MetroNews

Le premier procès en France du génocide rwandais

JUSTICE – Un ancien capitaine rwandais, Pascal Simbikangwa, sera jugé du 4 février au 28 mars 2014 devant les assises de Paris. Mis en examen en 2009 pour génocide et crimes contre l’humanité, il serait l’instigateur des massacres ayant coûté la vie à près de 800.000 rwandais en 1994.

L'ancien capitaine  rwandais Pascal Simbikangwa sera jugé du 4 février au 28 mars 2014  devant les assises de Paris.
L’ancien capitaine rwandais Pascal Simbikangwa sera jugé du 4 février au 28 mars 2014 devant les assises de Paris.

Vingt ans après le génocide rwandais de 1994, la France va juger pour la première fois un des responsables de cette tragédie qui a coûté la vie à 800.000 personnes. Il s’appelle Pascal Simbikangwa, 53 ans, paraplégique depuis un accident de voiture en 1986 et ancien capitaine rwandais, proche du président Juvénal Habyarimana. C’est l’assassinat de ce dernier le 6 avril 1994 qui a déclenché une vague de massacres au Rwanda pendant près de cent jours. Des faits pour lesquels Pascal Simbikangwa avait été mis en examen en 2009.

Réfugié à Mayotte, il a été arrêté sur l’île en 2008 pour son implication dans un trafic de faux papiers. Une arrestation sur un territoire français qui permet à la France d’enquêter sur des crimes internationaux et de juger ses responsables en France. Le tout grâce à la création en 2011 d’un pôle « génocides et crimes contre l’humanité » au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Chef de file du génocide rwandais

On l’appelait « le Tortionnaire ». Simbikangwa était en effet connu au Rwanda pour les supplices qu’il infligeait à ses victimes, des membres de l’ethnie Tutsie pour la plupart mais aussi des Hutus modérés. Peu de Rwandais sont sortis vivants de ses sévices. L’ancien capitaine a fait régner la terreur durant l’été 1994, et avait un droit de vie ou de mort sur les civils. C’est lui qui était chargé de résoudre en secret les problèmes ethniques du Rwanda, agité par une rébellion armée tutsie depuis le début des années 90. Une quête qu’il va transformer en entreprise d’extermination. Il ira jusqu’à distribuer des armes à des miliciens extrémistes et les aurait encouragés à commettre des massacres. Il aurait aussi été directement impliqué dans le meurtre de plus de 1.600 personnes sur la colline de Kesho, dans la préfecture de Gisenyi au nord du pays.

Son procès, qui se tiendra du 4 février au 28 mars 2014 devant les assises de Paris, est une première en France. A l’origine, il s’agit d’une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) qui traque les génocidaires rwandais à travers le monde. Plusieurs autres responsables résident encore de manière légale en France. Des réfugiés rwandais suspectés d’actes de torture, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. D’autres procès pourraient donc suivre. En Europe, la Suisse, la Belgique ou encore l’Allemagne ont déjà jugé des anciens responsables du génocide rwandais.
D’après MetroNews

Une saisie de plus de 10 millions de médicaments contrefaits

MEDICAMENTS – En juin, Interpol a mené une vaste opération contre les médicaments contrefaits, nommée Pangea VI, ayant permis la saisi de 10 millions d’unités de médicaments contrefaits et potentiellement mortels pour le consommateur. gdfhqogh

médicaments

Le trafic de faux médicaments est en plein essor.

Un peu plus de deux mois après l’opération Biyela qui a conduit à la saisie de 550 millions de faux médicaments, une autre opération douanière révèle l’ampleur du trafic de ces contrefaçons et le danger qu’il fait peser sur la santé des patients. Jeudi 27 juin, Interpol a affirmé avoir saisi près de 10 millions d’unités de médicaments contrefaits, et potentiellement mortels, lors d’une vaste opération nommée « Pangea 6 ». Menée simultanément dans 99 pays dont la France elle s’est déroulée du 18 au 25 juin 2013 et a donné lieu à des arrestations dans le monde entier.

« Pangea » est la plus vaste opération de ce type menée sur Internet. Elle est coordonnée par Interpol, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), le Permanent Forum  on International Pharmaceutical Crime (PFIPC) ainsi que le Head of Medecine Agencies Working Group of Enforcement Officers (HMA/WGEO). « Les quantités saisies sont en augmentation de plus de 100% par rapport à l’opération précédente en 2012 », a commenté auprès de l’AFP Aline Plançon, sous-directeur du programme sur la criminalité pharmaceutique pour Interpol.

« Vider l’océan avec une petite cuillère »

D’après une évaluation d’Interpol, les médicaments saisis représentent une valeur de 41 millions de dollars. « De plus en plus de médicaments sont vendus sur Internet, et trouvent de plus en plus d’acheteurs », selon Aline Plançon. Même si l’organisation policière a conscience de « vider l’océan avec une petite cuillère », cette dernière souligne que ses actions « ont permis d’étudier les flots de financement des sites criminels organisés et de démanteler des réseaux ».

Cette opération aura notamment permis aux douanes françaises de saisir plus de 812.300 médicaments de contrebande et de contrefaçon, soit près de deux fois plus qu’en 2012. Ces derniers peuvent être très dangereux pour le consommateur car, si dans le meilleur des cas ils sont inactifs, ils peuvent également contenir un principe actif qui altère directement la santé. Interpol intervient également pour la prévention de l’achat de médicaments par Internet auprès des pays membres, en envoyant notamment des guides de sensibilisation.

Attention aux achats sur Internet

De fait, en achetant sur Internet, les consommateurs ne sont pas sans s’exposer à des médicaments dont la qualité n’est pas garantie, dont la provenance et les circuits empruntés sont inconnus et dont le rapport bénéfice/risque n’est pas évalué. Selon l’OMS, environ 50% des médicaments vendus sur Internet seraient des contrefaçons. Outre ces dernières, un grand nombre de produits falsifiés circule sur le web : pseudo médicaments génériques non autorisés en Europe, pseudo compléments alimentaires ou pseudo médicaments à base de plantes médicinales.

Ainsi, l’ANSM rappelle que seul le circuit d’officine est régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires. À partir du 12 juillet prochain, les pharmacies françaises seront d’ailleurs autorisées à délivrer en ligne plus de 4000 médicaments disponibles sans ordonnance (paracétamol, antitussif…). Sur le sujet, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait néanmoins affirmé que ces ventes seront très encadrées, plus que dans les autres pays d’Europe, « afin d’éviter les contrefaçons mais aussi de rassurer les Français ».

D’après MetroNews

Une vidéo pédopornographique dans sa cellule

BELGIQUE – Marc Dutroux, condamné à la perpétuité pour viols et meurtres, fait encore parler de lui alors qu’une cassette vidéo à caractère pédopornographique aurait été découverte dans sa cellule de la prison de Nivelles.

Marc Dutroux a été condamné à la prison à perpétuité en 2004 pour viols et meurtres sur mineures.

Marc Dutroux a été condamné à la prison à perpétuité en 2004 pour viols et meurtres sur mineures.

Sordide découverte dans la cellule de Marc Dutroux la semaine dernière. Lors d’une banale fouille de sa cellule, les gardiens de la prison de Nivelles (Belgique) aurait découvert une cassette VHS. A priori, il s’agirait d’un simple documentaire culturel mais au milieu auraient été intercalées des images explicites d’enfants en tenue légère. Selon plusieurs journaux du groupe belge Sud Presse, cette cassette vidéo serait arrivée dans la geôle de Marc Dutroux grâce à une complicité extérieure. Conséquence : toutes ses cassettes auraient été saisies et seraient en cours d’analyses par les services spécialisés de la police judiciaire fédérale belge. A noter que Marc Dutroux dispose dans sa cellule d’un magnétoscope, d’un lecteur DVD et d’une console de jeu.

Le parquet dément

Vendredi matin, le parquet de Nivelles a démenti la présence d’une VHS à caractère pédopornographique dans la cellule de Marc Dutroux. Selon le procureur du Roi, Jean-Claude Elslander, « beaucoup de nuances sont à apporter aux informations du groupe Sud Presse ». La VHS serait en fait un reportage où apparaît une jeune fille en maillot de bain. « Rien de répréhensible », précise le parquet.

S’il y a donc bien eu une fouille dans la cellule de Marc Dutroux, pas de confirmation en revanche sur la présence d’une telle cassette vidéo. Pourtant, en 2005, des images d’enfants avaient bien été découvertes sur son ordinateur. Des photos de ses propres victimes copiées sur un DVD. L’information n’avait été rendue publique que quatre ans plus tard. L’homme de 56 ans purge depuis 2004 une peine de prison à perpétuité pour le viol de six jeunes filles et le meurtre de quatre d’entre elles dans les années 90. Il a demandé à plusieurs reprises sa liberté conditionnelle, en vain. Seule sa femme, condamnée à l’époque pour complicité, a été relâchée et vit désormais dans un couvent.

D’après MetroNews

La famille d’Agnès pourrait poursuivre l’Etat

JUSTICE – La cour d’assises de Haute-Loire rendra ce vendredi son verdict à l’encontre de Matthieu, 19 ans, meurtrier présumé d’Agnès. L’avocate générale a requis 30 ans de prison contre le jeune homme. La famille d’Agnès pourrait également poursuivre l’Etat pour les dysfonctionnements de la justice.

C'est aujourd'hui que la cour d'assises de Haute-Loire prononcera son verdict à l'encontre de Matthieu, 19 ans, meurtrier présumé d'Agnès.

C’est aujourd’hui que la cour d’assises de Haute-Loire prononcera son verdict à l’encontre de Matthieu, 19 ans, meurtrier présumé d’Agnès.

C’est ce vendredi que s’achève le procès de Mathieu, 19 ans, meurtrier présumé d’Agnès, retrouvé morte, son corps à moitié calciné dans une forêt du Chambon-sur-Lignon en 2011. Dix jours d’audience où la personnalité du jeune garçon a été au cœur des débats. Même si ce procès se tenait à huis clos, à la demande de la première victime du jeune homme, violée en 2010, les deux uniques séances publiques ont permis de révéler les défaillances dans le suivi judiciaire de Matthieu. Des lacunes qui auraient coûté la vie à Agnès et qui justifient, selon sa famille, d’éventuelles poursuites contre l’Etat, le garant de la justice.

Tout commence en août 2010 quand Matthieu, armé d’un couteau, viole Julie* âgée de 16 ans. Un acte réalisé avec froideur. « Tout ce qu’il a fait contre elle était voulu, calculé, organisé », a déclaré son avocate Me Valérie Devèze-Fabre. Suite à ce viol, Matthieu est incarcéré mais l’expertise psychiatrique révèle qu’il n’est ni pervers, ni dangereux. La justice veut donc lui donner une deuxième chance et décide de le libérer dès le mois de novembre sous contrôle judiciaire incluant un suivi psychologique. Le jeune homme est d’abord pris en charge par une psychiatre d’origine lituanienne qui, comme l’a prouvé son témoignage à la barre, parle très mal français. Elle passe ensuite le relais à un infirmier qui le passe lui-même à un psychothérapeute autoproclamé qui avouera lors des audiences n’avoir aucune compétence en la matière. Exit donc le suivi psychologique assidu dont l’adolescent avait pourtant besoin.

Dangerosité et pas d’excuses de minorité

Dans le même temps, Mathieu, intègre l’internat au « Cévenol », établissement mixte du Chambon-sur-Lignon. L’éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) en charge de son suivi ne fait pas le déplacement et les parents de Matthieu restent plus qu’évasifs sur le passé de leur fils n’évoquant qu’une simple « agression sexuelle » pour relater le viol de Julie. A cela s’ajoute le laisser-aller qui règne dans son nouvel établissement. Matthieu parvient très rapidement à introduire de l’alcool et à télécharger des films pornographiques. Il entretient également une relation amoureuse et sexuelle avec une de ses camarades. Personne ne lui dira jamais rien. C’est dans ce cadre que Matthieu rencontrera Agnès.

Le procès qui se joue depuis plusieurs jours est celui de Matthieu, celui de l’Etat français également mais aussi celui de la récidive. Un viol, puis le viol et le meurtre d’Agnès, le tout en moins de deux ans. La famille d’Agnès et ses avocats souhaitent donc que le jeune homme soit impérativement mis hors d’état de nuire pour éviter un nouveau crime. « Les jurés doivent comprendre qu’ils ont à juger un dangereux pervers, auteur de deux crimes qui, s’il n’avait pas été arrêté, était parti pour en commettre un troisième », a dit Me Szpiner à la presse jeudi. De récents rapports psychiatriques effectués sur le jeune homme en 2012 étaye plus que jamais cette thèse. Ils révèlent chez le jeune homme « une jouissance de destructivité » et des motivations « plus perverses que sexuelles ». Un mode de fonctionnement qui prouve, selon l’avocat de la famille d’Agnès, que « Matthieu est pleinement responsable de ses actes ».

D’où la volonté de lui voir infliger la peine maximale. Si sa minorité au moment des faits est prise en compte, il écoperait de 20 ans de prison au maximum. Une décision inenvisageable pour la famille d’Agnès car elle ouvrirait « la porte à une sortie au bout de dix années de détention et avec elle, le risque qu’il recommence ». Les avocats de Matthieu s’exprimeront une nouvelle fois aujourd’hui. Une tâche difficile au vue de son attitude lors du procès. Distrait voire absent, il s’est même endormi lors de l’énoncé du rapport d’autopsie. Le huis clos sera une nouvelle fois levé aujourd’hui quand sera évoquée sa personnalité. Au terme d’une matinée de réquisitoires, l’avocate générale a requis 30 ans de réclusion criminelle contre le jeune homme. Le verdict sera rendu tard dans la soirée.

*le prénom a été modifié

D’après MetroNews

Trois ans ferme pour son meurtrier

JUSTICE – La chambe spéciale des mineurs de la cour d’appel de Montpellier a condamné Gaétan, 17 ans, à cinq ans de prison dont deux avec sursis pour le meurtre de Carla, frappée à mort devant son collège en 2011.

Carla, 13 ans, avait été frappée à mort devant son collège en juin 2011.

Carla, 13 ans, avait été frappée à mort devant son collège en juin 2011.

Trois ans ferme pour Gaétan, le meurtrier de Carla. L’adolescent de 17 ans comparaissait libre ce vendredi devant la cour d’appel de Montpellier. Toujours pas de mandat d’arrêt à la fin de l’audience : il va donc rester dans un centre éducatif des Pyrénées le temps de purger sa peine jusqu’à sa majorité fin 2014. La chambre spéciale des mineurs de la cour d’appel de Montpellier n’aura donc fait que confirmer le jugement prononcé lors du procès en première instance en janvier dernier. La juge n’a pas suivi les huit ans de prison demandés par le parquet général. En juin 2011, Gaétan avait frappé à mort la jeune Carla pour venger sa soeur suite à une rivalité amoureuse entre les deux collégiennes. Il lui assène deux coups de poing devant le collège de Florensac (Hérault). Carla est victime d’une hémorragie interne et décède lors de son transfert à l’hôpital.

La préméditation pas retenue

Lors de la première audience, le juge d’instruction avait insisté tout comme l’avocat de la famille de Carla sur la préméditation du geste de Gaétan. Ils avaient alors réclamé une peine exemplaire de huit ans et une mise en détention immédiate, recommandations que n’avait pas suivi le juge. Le jeune homme avait alors été jugé coupable de «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Il avait été envoyé dans un centre de détention avec obligation de soins. S’ensuit un deuxième procès au cours duquel la préméditation s’invite de nouveau dans les débats. Sont mentionnés les SMS que le jeune homme a envoyés à sa petite amie avant les faits  » Mama, si jvoi les file la jcroi jles enter dvt lclg » (si je vois les filles, je crois que je les enterre devant le collège, NDLR) ou encore à sa mère « je ne risque rien je suis mineur ». L’intention de Gaétan semble donc clairement pré-établie. La présidente de la cour, Catherine Kostantinovich a pourtant écarté une nouvelle fois cette thèse. Elle a suivi point par point la décision prise en première instance. Gaétan est donc reparti libre encadré par ses éducateurs.

Les parents de Carla sont sortis effondrés du palais de justice de Montpellier ce vendredi matin. Ils dénoncent une justice bien trop clémente. « Cela veut dire que tous les jeunes n’ont plus rien à craindre… ils peuvent faire n’importe quoi, ils ne seront pas punis », a déclaré la mère de l’adolescente. Echo similaire chez l’avocat de la famille. «C’est un déni de justice. La cour n’a pas entendu la peine des parents», a déploré Me Luc Abratkiewicz.  Suite à ce verdict, le parquet général a décidé de se pourvoir en cassation.

D’après MetroNews