Paul Walker était vivant après son accident

Le site TMZ a pu lire le certificat de décès de l’acteur de la série « Fast & Furious ». Paul Walker n’est as décédé sur le coup mais rapidement.paul wlaker

Le site TMZ a pu lire le certificat de décès de l’acteur de la série « Fast & Furious ». Paul Walker n’est pas décédé sur le coup mais rapidement.

Le site TMZ a révélé le contenu du certificat de décès de la star. Après autopsie ce document indique que l’acteur de 40 ans, a succombé à « des lésions traumatiques et thermiques ». Des conclusions qui font froid dans le dos car elles signifient qu’il n’est pas mort sous le choc de l’impact de la Porsche mais brûlé.

En revanche, le certificat de décès précise que Paul Walker est décédé très vite. Le conducteur de la voiture était son ami et pilote Roger Rodas. Leur voiture de course a percuté trois arbres et un lampadaire avant de brûler.

Le retour de Nicolas Sarkozy dès 2014 ?

L’entourage de l’ex-président assure qu’il est « plus que jamais décidé » à faire son retour.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. 

2014 pourrait signer le retour de Nicolas Sarkozy, qui réfléchit à son projet pour la France, avec l’ambition de reprendre la main sur l’opposition de droite et d’élargir la base traditionnelle de son électorat pour battre la gauche et faire barrage au Front national. Au 77 de la rue de Miromesnil, à Paris 8e, les bureaux de l’ancien président ne désemplissent pas. Anciens ministres, élus de droite et du centre, décideurs, intellectuels répondent à ses invitations.

Nombre d’entre eux ont confié que Nicolas Sarkozy, encouragé par les sondages, le succès de sa souscription de l’été dernier, après l’invalidation de ses comptes de campagne, et l’accueil du public quand il accompagne son épouse et chanteuse Carla Bruni en tournée, se montre « plus que jamais décidé » à faire son retour. Ce que Jean-Louis Borloo, président du MoDem, a traduit à sa manière : « C’est plié, il n’y a pas de match, Sarkozy va revenir. »

Revenir, oui, mais quand, comment, avec qui, pour quoi faire? Toutes ces questions, l’ancien président, que ses alliés disent « très inquiet » de voir la France s’enfoncer dans la crise, les tourne et les retourne dans sa tête. « Nicolas Sarkozy ne s’exprime pas, les propos et les intentions qu’on lui prête sont loin de la réalité », tient à souligner son entourage.

Les « deux défis » de Nicolas Sarkozy

« Le retour de Sarkozy n’est pas le sujet aujourd’hui. Le sujet, c’est : sur quel projet ? » précise Patrick Buisson, le directeur de la chaîne Histoire, ancien directeur du journal d’extrême droite Minute, accusé par certains à l’UMP d’avoir précipité la défaite de Nicolas Sarkozy en le poussant à la « droitisation ».

Pour revenir, l’ex-président doit relever « deux défis » : d’une part « renouveler son offre sociale, en tablant sur la redistribution de l’argent public et l’évolution de la protection sociale, peut-être vers le modèle suisse », d’autre part « renouveler son personnel politique », analyse Patrick Buisson. Selon lui, « la droite doit repenser le socle sociologique de son électorat, qui ne peut plus reposer sur les mêmes bases que l’électorat chiraquien ».

« La droite ne pourra pas gagner sans le concours de la classe moyenne », qui se sent délaissée et est de plus en plus attirée par le vote frontiste, notamment dans les zones périurbaines. « Spéculer sur le seul rejet de la gauche n’est pas suffisant », sauf à s’exposer à de « violentes déconvenues », poursuit Patrick Buisson.

« Un scénario de retour en 2014 »

Selon un visiteur régulier du « 77 », ce sont les élections européennes, fin mai, si elles devaient se traduire par une percée du FN, qui pousseraient Nicolas Sarkozy à accélérer son calendrier et à imaginer un dispositif lui permettant d’avoir « une relation plus directe avec les Français. L’UMP serait le coeur du réacteur ». Mais « il n’est pas du tout dans ses intentions de créer un nouveau parti », ajoute le même. C’est même « une bêtise que de le croire », renchérit Rachida Dati.

Un des caciques de l’UMP ajoute qu' »on est clairement dans un scénario de retour en 2014″, avec, « peut-être, avec une grande réunion publique » aux alentours de l’été. « Il n’a pas encore défini le scénario, il y travaille avec Buisson », assure un autre.

Un autre cacique pense que « si les européennes ne sont pas bonnes (pour l’UMP) et que le FN est fort, ce sera la chasse aux responsables du parti ». Comprendre : Jean-François Copé a du souci à se faire, avec un François Baroin en embuscade « qui vise Matignon si Sarkozy l’emporte ». Mais le président de l’UMP, qui se dépense pour soutenir ses candidats et avancer ses propositions économiques et sociales, a déjà prévenu qu’il n’avait « aucune intention de se laisser faire ».

L’ancien président trouvera aussi sur son chemin son ancien Premier ministre, tout aussi « déterminé » que lui pour 2017, comme il l’a répété la semaine dernière dans le Sud-Ouest. Venu soutenir les candidats aux municipales, François Fillon s’est fait apostropher par des sympathisants qui ne lui ont parlé que d’une chose : sa candidature à la prochaine présidentielle.

Le portrait d’un tueur

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Avant même que la justice ne se prononce pour savoir si Thomas G, tueur présumé de la jeune Aude ce week-end à Millau et qui a été interné d’office, sera pénalement responsable, une lecture de son profil Facebook, qui n’est pas privé, révèle quelques facettes de sa personnalité.

Le rapport à la drogue

On le voit notamment de nombreuses fois en photo seul ou avec des amis fumant des joints, parlant de défonce. Il partage aussi un clip « anti-overdose » qui prévient les toxicomanes des dangers des « mélanges » de produit stupéfiant.
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Des cures de désintox

Le jeune homme qui s’est déchaîné sur sa victime tuée de plus d’une quinzaine de coups de couteau avant d’être interpellé, y raconte aussi ses « cures ». Le 5 janvier 2013, il annonce à ses « fans » qu’il part pour « 1 à 2 mois » à partir du 9 janvier. Le message est accompagnée d’une photo de lui prise à la place passager d’une voiture. Puis le 12 avril, réapparition sur Facebook, avec ce texte, où il indique aller « mieux » et qu’il va visiter un appartement sur Millau :

« je suis revenu de 3 mois de cure bonjour a tous je vous souhaite beaucoup de chose en bien et je serais content de vous revoir merçi ,nouvel ordinateur demain ça péte plus visite d’un apartement sur millau la voiture pour bougé que du bonheur attente de vos nouvelle j’ai changé ou plutot je vais beaucoup mieux dédicasse au pot de fsx la famille cousin sousine petit cousin gros bisous lointin a ma fille et salutation a mes poto de teuf voila je quitte le mouvement teckno mais si on a l’occaz de çe revoir méme en free teck no problemo partant pour une soirée pourquoi pas le son est toujours dans ma téte bon souvenirs je ne regrétte rien bisous et tchéqu au poto toute plus…!? »

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Sa fille qu’il ne voit pas

Enfin, le jeune homme y parle de sa petite fille qu’il ne voit pas. Le 4 janvier, sur son profil, il poste ce message à la fois plein d’amour et de menaces :

« Ma Fille je t’embrasse je te retrouverai bientot je m’occupe du probléme cela fait 2ans et demi que je t’ai pas vue encore un noél sans toi mais ils le payerons cher je le jure bisous prinscesse…! »

Toute une ville recueillie pour dire adieu à Aude

3000 personne

Plus de 3000 personnes se sont réunies en début d’après-midi dans et aux abords de l’église Saint-François pour rendre hommage à Aude et soutenir sa famille et ses proches dans la peine. (PIXMIL EVA TISSOT)

Les obsèques de la jeune fille tuée vendredi dernier à coups de couteau ont été célébrées cet après-midi en l’église Saint-François.

Plus de 3000 personnes ont assisté cet après-midi aux obsèques d’Aude, une Millavoise de 14 ans tuée de plusieurs coups de couteau dans la nuit de vendredi à samedi alors qu’elle se trouvait chez une amie pour la soirée.

L’église Saint-François était bien trop petite pour accueillir, autour de la famille éplorée, tous les amis, camarades de classe, du mouvement scout et des associations sportives dont l’adolescente faisait partie.

De très nombreux Millavois se sont rassemblés en une foule dense et recueillie devant et aux abords de l’église, débordant largement sur le boulevard de l’Ayrolle qui conduit au Mandarous, la place principale de la ville.

En soutien à la famille, les commerçants avaient tiré leurs rideaux et collé sur leurs vitrines la photo d’une rose prise par Aude elle-même, passionnée de photographie.

« C’est toute une famille, toute une ville qui sont plongées depuis vendredi dans la stupeur face à la violence de cette disparition, a déclaré, dans un message lu par le prêtre officiant, l’évêque de l’Aveyron et de Vabres, Mgr François Fonlupt. Dans l’horreur de cet événement, c’est l’humanité qui est atteinte. »

Surmontant difficilement leur émotion, plusieurs proches ont ensuite décrit la personnalité attachante et enjouée d’Aude, avant que la foule en une longue procession ne vienne rendre un dernier hommage à la jeune Millavoise.

L’inhumation s’est déroulée au cimetière de l’Egalité dans l’intimité familiale.

L’interprète en langue des signes était un imposteur

AFRIQUE DU SUD – L’interprète en langue des signes, omniprésent sur scène mardi durant la cérémonie au stade de Soweto, était un « fake » selon les autorités sud-africaines.

Barack Obama en compagnie du faux traducteur, mardi au stade de Soweto. 

Barack Obama en compagnie du faux traducteur, mardi au stade de Soweto. Photo : AFP

Il a été omniprésent sur scène lors de l’hommage officiel à Nelson Mandela mardià Soweto. Et pour cause : l’interprète en langue des signes a accompagné le cortège d’officiels qui se sont succédé au micro. Sauf que l’homme – dont on ignore pour l’instant le nom – était… un imposteur.

« Nous ne savons rien de lui »

Les inquiétudes ont débuté dès le début de la cérémonie quand, devant leur petit écran, des personnes sourdes ont constaté qu’ils ne comprenaient pas l’interprète censé traduire les discours en langue des signes. « C’est un imposteur », a déclaré la directrice de l’organisme du Cap « Education et développement de lalangue des signes », Cara Loening. « La communauté des sourds en Afrique du Sud est complètement outragée. » Selon un autre expert, un interprète officiel de la Fédération des sourds d’Afrique du Sud, Delphin Hlungwane : « Il gesticulait et bougeait juste ses mains dans tous les sens, il n’avait aucune grammaire, n’utilisait aucune structure, ne connaissait aucune règle de la langue. »

« Nous ne savons rien de lui, ni son nom »

Interrogé sur la possibilité que cet interprète ait utilisé une autre langue des signes que celle pratiquée en Afrique du Sud, Delphin Hlungwane a assuré que les téléspectateurs sourds des autres pays du monde n’avaient pas non plus compris les gestes de cet « interprète ».

Plus surprenant encore : personne ne sait pour l’instant qui est ce « fake ». « Les sourds d’Afrique du Sud ne le connaissent pas, et les interprètes non plus », a ajouté Delphin Hlungwane, précisant que cet interprète n’avait jamais travaillé auparavant pour aucune chaîne de télévision. « Nous ne savons rien de lui, ni son nom. Il est apparu à l’occasion de cet événement, on ne sait pas comment. » L’affaire a provoqué des remous mercredi en Afrique du Sud, et les services de communication du gouvernement ont promis une réponse. Cette dernière n’était toujours pas arrivée en début d’après-midi.

Le calvaire de Miss France 2000

Sonia Rolland, première Miss France d’origine africaine, revient sur le déferlement de haine qu’elle a subi après son élection. Et qu’elle avait préféré cacher.

Sonia Rolland et Flora Coquerel au dîner de gala qui a suivi l'élection de Miss France 2013.
Sonia Rolland et Flora Coquerel au dîner de gala qui a suivi l’élection de Miss France 2013. 
Insultes, excréments sur le pas de sa porte, voiture abîmée… Rien n’a été épargné à notre Miss France 2000. La raison ? Uniquement sa couleur, car Sonia Rolland est d’origine africaine, née d’un père français et d’une mère rwandaise. Interrogée par le site Le Plus du Nouvel Observateur au lendemain de l’élection de la jeune métisse Flora Coquerel, elle revient sur la réaction violente et haineuse que son sacre a suscitée il y a plus de dix ans en France. « Quand j’ai été élue Miss France en 2000, il n’y avait pas de réseaux sociaux, explique-t-elle. Pourtant, j’ai reçu environ 2 700 lettres d’insultes […]. Je suis au regret de vous apprendre que ceux qui insultent Flora Coquerel existaient déjà à mon époque… Je me souviens d’une enveloppe qui contenait des excréments, assortis d’un petit mot :Voilà ce que tu m’évoques quand je te vois à la télé. J’ai eu des crottes ramassées dans la rue sur mon paillasson, des crachats sur ma porte. On a aussi déchiré la toile de ma voiture après y avoir écrit négresse en énorme… J’avais 18 ans, ça a été très violent. »

Des groupes minoritaires

À l’époque, l’ancienne compagne de Christophe Rocancourt ne souhaite pourtant pas en rajouter en médiatisant cette polémique. « Je ne voulais pas me mettre en position victimaire pendant mon année de Miss, confie-t-elle sur le site du Nouvel Observateur. J’ai refusé qu’on en fasse une histoire […]. Je ne voulais pas donner de l’importance à une poignée d’ignorants racistes, alors que ceux qui m’avaient élue étaient justement assez ouverts pour élire une métisse franco-rwandaise. »

Sonia Rolland fait donc profil bas et parcourt la France dans le cadre de contrats ou d’obligations officielles, découvrant un pays loin de l’ignominie qu’elle subit. Elle soutient donc encore que la France n’est pas raciste, même s’il existe quelques groupes minoritaires radicaux. « L’être humain passe son temps à rechercher un bouc émissaire pour tous ses maux, et depuis toujours, c’est l’autre, l’étranger. La seule chose que je déplore vraiment, c’est qu’on prenne à la légère le fait qu’une personne soit insultée pour sa différence, que ce soit une femme, une personne handicapée ou noire… »

« Elle n’a pas à s’excuser d’être française »

A-t-elle eu raison de se taire? L’ex-Miss France n’en est plus sûre aujourd’hui. Elle se dit qu’elle a peut-être laissé une certaine forme d’éducation haineuse perdurer dans certaines familles, sans apporter aux enfants un message contradictoire. Elle estime cependant que les choses vont dans le bon sens dans la France du XXIe siècle, même si le pays, selon elle, devrait mettre plus en avant sa diversité. « Plus il y aura d’exemples et de valorisations, plus les esprits s’apaiseront. »

Elle conseille donc à la Miss France 2014, Flora Coquerel, qui a déjà subi une vague de critiques sur les réseaux sociaux, « de ne pas prêter attention à ces commentaires racistes qui circulent et de profiter de ce que va lui offrir son année de Miss. Elle n’a pas à s’excuser d’être française juste parce qu’elle est métisse. Tout comme elle, je suis fière de revendiquer une France cosmopolite, et c’est tout le mal que je souhaite à mon pays ».

 

Aude, 14 tué d’une quinzaine de coup de couteau

Dans la nuit de vendredi à samedi, une adolescente âgée de 14 ans a été tuée à l’arme blanche au domicile d’une amie. L’auteur présumé des faits, âgé d’une vingtaine d’années et présenté comme très fragile psychologiquement, a été interpellé dans la nuit par un équipage de la Bac de Millau.

Une adolescente âgée de 14 ans est décédée vendredi soir à Millau après avoir reçu une quinzaine de coups à l’arme blanche sur le corps. La scène tragique s’est déroulée dans un logement de l’avenue de Calès, à l’ouest de la ville, aux alentours de 23 heures. Les sapeurs-pompiers millavois, alertés par une amie de la victime, se sont aussitôt rendus sur les lieux pour tenter de réanimer l’adolescente avec le soutien d’un médecin du Smur. En vain…

Interpellé dans la foulée par la Bac de Millau

Toujours selon nos renseignements, la victime passait la soirée chez une amie de son âge. Vers 23 heures, un voisin, âgé d’une vingtaine d’années et présenté comme très fragile psychologiquement, a toqué à la porte du domicile. En l’absence des parents, les deux adolescentes l’ont fait entrer sans imaginer ce qui allait se passer. Une fois à l’intérieur, et pour une raison qui reste à déterminer, celui-ci se serait alors jeté sur l’une des deux filles en brandissant une arme blanche. Son amie, qui était donc chez elle et connaissait l’assaillant, a réussi à s’échapper et à prévenir les secours par téléphone. L’auteur présumé des coups mortels aurait ensuite retourné une fois l’arme contre lui et pris en chasse la fille fuyant dans la cour qui donne sur l’avenue. Un équipage de la Bac qui patrouillait à proximité l’a interpellé dans la foulée alors qu’il était tâché de sang.

C’est le journal d’un toxicomane. Une page Facebook en partie publique et qui, à la lumière des événements, en dit un peu plus sur la personnalité du jeune meurtrier présumé. Thomas G, 28 ans, soupçonné d’avoir tué Aude , 14 ans, de quinze coups de couteau vendredi soir, à Millau. Un jeune homme délirant, aux propos souvent incohérents, se dévoile sur le réseau social. « Bonjour, je me présente, j’ai eu une vie pleine d’embûches, de pièges, enfin un peu de tout, toujours vouloir pousser les choses à l’extrême, c’était ma devise, voyager avec du LSD, c’était ma plus grande satisfaction d’avoir vu des choses magiques un voyage avec la sensation de flottaison… », écrit-il en 2010.

Millau est sous le choc après le meurtre d’une collégienne vendredi soir au domicile d’une amie. Une marche blanche a rassemblé près de 2 500 personnes dans la dignité. 

Emotion et dignité. Ce sont les deux maîtres-mots qui ont prévalu, ce dimanche après-midi, lors de la marche blanche en hommage à la collégienne poignardée vendredi soir à Millau . Environ 2 500 personnes s’étaient rassemblées en début d’après-midi devant le collège Marcel Aymard où la victime était scolarisée en troisième.

Des messages d’amour à leur ange envolé

Sous leur manteau, les participants avaient revêtu un vêtement blanc. Certains de ses camarades avaient même inscrit un message à l’intention de leur copine : « Aude, on t’aime ». L’émotion, lisible sur les visages, était palpable mais la marche  s’est déroulée dans la plus grande dignité.

La collégienne, âgée de 14 ans, a été poignardée vendredi à de multiples reprises alors qu’elle passait la soirée chez une copine. Cette dernière était parvenue à alerter les secours  et à prendre la fuite.

HOSPITALISÉ D’OFFICE DANS UN SERVICE PSYCHIATRIQUE

Le meurtrier présumé a été examiné samedi pendant sa garde à vue au commissariat de Millau par un expert qui a estimé que son état mental« complètement délirant » et sa « dangerosité » nécessitaient son hospitalisation d’office en psychiatrie, a expliquéle procureur de la République de Montpellier Christophe Barret. Il présente « manifestement des troubles très importants », a-t-il ajouté. C’est « quelqu’un qui est complètement délirant et ce de manière pathologique ».

Il vivait à l’étage

Le jeune homme, connu pour être toxicomane et qui a déjà séjourné plusieurs fois en hôpital psychiatrique, vit à l’étage dans une grande maison qui compte plusieurs logements. Il a sonné à la porte d’un de ceux-ci. La victime, Aude, une collégienne scolarisée en classe de 3ème, passait la soirée chez une copine de son âge et les parents de cette dernière étaient absents.

Le meurtrier présumé a tenu des propos incohérents avant de s’en prendre à Aude qu’il a tuée en lui portant une quinzaine de coups de couteau. Son amie a assisté à toute la scène. Pendant l’agression, les deux jeunes filles ont réussi à donner l’alerte, a ajouté le procureur. « La police a fait aussi vite qu’elle a pu » mais à son arrivée « malheureusement, les coups avaient été portés. La jeune fille est morte dans les minutes qui ont suivi » en dépit des gestes de réanimation tentés par les policiers, a-t-il ajouté.

Dossier confié au parquet de Rodez

Le dossier, traité dans un premier temps par le parquet de Rodez, a été confié au parquet de Montpellier, où se trouve le pôle de l’instruction. Une information judiciaire pour homicide volontaire devrait être ouverte lundi. Une autopsie du corps de la jeune fille sera également réalisée lundi tandis que l’enquête devra s’attacher à éclaircir les circonstances exactes du drame, la personnalité de l’auteur présumé et les raisons de cette attaque contre la victime avec laquelle il n’avait aucune relation particulière.

Plusieurs séjours en psychiatrie

Le jeune homme, condamné en 2006 à une peine de sursis pour des faits de violence mais d’une gravité sans comparaison avec le drame de Millau, a déjà séjourné plusieurs fois en psychiatrie, qu’il s’agisse d’hospitalisations consenties ou contraintes, et son dernier séjour remonte au début de l’automne.

« Je suis revenu de cure »

Sans emploi, Thomas a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Il en fait régulièrement état à ses amis. « Je suis revenu de trois mois de cure, bonjour à tous ! », poste-t-il en avril dernier. « J’espère que tu ne gâcheras pas cette nouvelle chance. En tout cas, je suis content que tu ailles mieux », lui répond l’un d’eux. Trois mois plus tard, il publie une série de photos, joint à la main, regard hagard. Régulièrement, il évoque ses « voyages hallucinogènes », la « défonce » mais aussi, plus étonnant, sa « fille qu’il aime » et qu’il n’a pas vue « depuis deux ans ». « Ils le paieront cher », promet-il…

Une image publiée le 12 mai 2010 attire également l’attention : un hall d’entrée jonché de fleurs et de bougies visiblement en hommage à un homme. « R.I.P nigger », écrit Thomas. Après vérification, il s’agit du hall d’entrée de Jean-Ronald d’Haïti, 21 ans, victime d’une expédition punitive en 2010 à Millau. Le procès des 23 personnes mis en examens dans cette autre affaire qui a secoué la ville aveyronnaise devrait avoir lieu l’année prochaine.

D’après un témoin il avait des propos je cite « Il était bizarre, on voyait que quand on lui parlait il était ailleurs… »

Nous avons aussi appris qu’il allait souvent à l’Athlétic Millau Sport .

Le parquet de Montpellier a ouvert lundi une information judiciaire pour “homicide volontaire sur mineur de 15 ans” et “séquestration” après le meurtre d’Aude, 14 ans, tuée  vendredi soir à Millau. Thomas G., l’auteur présumé a fait l’objet d’une hospitalisation d’office dans une unité psychiatrique de l’Aveyron

Le parquet de Montpellier, compétent, a ouvert hier une information judiciaire pour “homicide volontaire sur mineur de 15 ans” et “séquestration” après le meurtre d’Aude, 14 ans, tuée d’une quinzaine de coups de couteau vendredi soir à Millau. Mais pour l’heure, Thomas G., l’auteur présumé, n’a pas encore été mis en examen. Et pour cause : sur décision du préfet, il a fait l’objet d’une hospitalisation d’office dans une unité psychiatrique de l’Aveyron, « sous haute surveillance, indique le procureur-adjoint Patrick Desjardins. Un collège d’experts a été sollicité pour déterminer sa responsabilité pénale ».

le meurtre d’Aude, 14 ans, tuée d’une quinzaine de coups de couteau vendredi soir à Millau

Sera-t-il jugé un jour ?

C’est désormais tout l’enjeu de cette terrible affaire : ce jeune homme de 28 ans, déjà sujet à des troubles psychiatriques et à des hospitalisations dans le passé, sera-t-il jugé un jour ? Trois possibilités peuvent être envisagées à l’issue des expertises médicales. Un : il est responsable de ses actes et donc passible de la cour d’assises. Deux : son discernement est altéré, mais il peut néanmoins être jugé. Trois : il est déclaré irresponsable pénalement et peut bénéficier d’un non-lieu et être remis en liberté après son hospitalisation même si des mesures d’encadrement existent (*).

Un profil schizophrène

Il est bien sûr trop tôt pour privilégier une hypothèse. Mais Thomas G., sous réserve des analyses toxicologiques en cours – il affiche un profil de polytoxicomane – a eu des « bouffées délirantes » et selon nos informations, présente un profil schizophrène, une maladie souvent associé à un délire paranoïaque. « En garde à vue, il a dit qu’il s’était battu contre des démons, il aurait pris la victime pour un représentant du mal », révèle un proche de l’enquête.

« Elles ont très vite compris qu’elles étaient en danger »

Le procureur Desjardins Vendredi soir, le suspect est venu frapper à la porte de sa jeune voisine Camille, seule avec sa copine Aude, ses parents étant retenus par une soirée Téléthon. Il a fermé la porte derrière lui et a commencé à s’en prendre aux adolescentes en tenant des propos incohérents qui évoquaient notamment son père.

Arrêté par les policiers avant qu’il ne fasse une seconde victime

« Elles ont très vite compris qu’elles étaient en danger et elles ont aussitôt appelé la police », rapporte Patrick Desjardins. Mais entre-temps, Thomas G. s’est emparé d’un couteau et s’est acharné sur la collégienne. Ce Millavois, qui vivait seul, sans emploi et touchant une pension d’adulte handicapé, a ensuite été arrêté par les policiers avant qu’il ne fasse une seconde victime.

(*) La loi de 2011, votée suite au drame de Pau où, en 2004, deux infirmières avaient été tuées par un patient schizophrène, permet désormais à la justice de prononcer des mesures de sûreté judiciaire (hors incarcération) à l’encontre des personnes irresponsables pénalement.

Une page Facebook a était ouverte elle compte plus de 12 000 likeAude