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Le retour de Nicolas Sarkozy dès 2014 ?

L’entourage de l’ex-président assure qu’il est « plus que jamais décidé » à faire son retour.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. 

2014 pourrait signer le retour de Nicolas Sarkozy, qui réfléchit à son projet pour la France, avec l’ambition de reprendre la main sur l’opposition de droite et d’élargir la base traditionnelle de son électorat pour battre la gauche et faire barrage au Front national. Au 77 de la rue de Miromesnil, à Paris 8e, les bureaux de l’ancien président ne désemplissent pas. Anciens ministres, élus de droite et du centre, décideurs, intellectuels répondent à ses invitations.

Nombre d’entre eux ont confié que Nicolas Sarkozy, encouragé par les sondages, le succès de sa souscription de l’été dernier, après l’invalidation de ses comptes de campagne, et l’accueil du public quand il accompagne son épouse et chanteuse Carla Bruni en tournée, se montre « plus que jamais décidé » à faire son retour. Ce que Jean-Louis Borloo, président du MoDem, a traduit à sa manière : « C’est plié, il n’y a pas de match, Sarkozy va revenir. »

Revenir, oui, mais quand, comment, avec qui, pour quoi faire? Toutes ces questions, l’ancien président, que ses alliés disent « très inquiet » de voir la France s’enfoncer dans la crise, les tourne et les retourne dans sa tête. « Nicolas Sarkozy ne s’exprime pas, les propos et les intentions qu’on lui prête sont loin de la réalité », tient à souligner son entourage.

Les « deux défis » de Nicolas Sarkozy

« Le retour de Sarkozy n’est pas le sujet aujourd’hui. Le sujet, c’est : sur quel projet ? » précise Patrick Buisson, le directeur de la chaîne Histoire, ancien directeur du journal d’extrême droite Minute, accusé par certains à l’UMP d’avoir précipité la défaite de Nicolas Sarkozy en le poussant à la « droitisation ».

Pour revenir, l’ex-président doit relever « deux défis » : d’une part « renouveler son offre sociale, en tablant sur la redistribution de l’argent public et l’évolution de la protection sociale, peut-être vers le modèle suisse », d’autre part « renouveler son personnel politique », analyse Patrick Buisson. Selon lui, « la droite doit repenser le socle sociologique de son électorat, qui ne peut plus reposer sur les mêmes bases que l’électorat chiraquien ».

« La droite ne pourra pas gagner sans le concours de la classe moyenne », qui se sent délaissée et est de plus en plus attirée par le vote frontiste, notamment dans les zones périurbaines. « Spéculer sur le seul rejet de la gauche n’est pas suffisant », sauf à s’exposer à de « violentes déconvenues », poursuit Patrick Buisson.

« Un scénario de retour en 2014 »

Selon un visiteur régulier du « 77 », ce sont les élections européennes, fin mai, si elles devaient se traduire par une percée du FN, qui pousseraient Nicolas Sarkozy à accélérer son calendrier et à imaginer un dispositif lui permettant d’avoir « une relation plus directe avec les Français. L’UMP serait le coeur du réacteur ». Mais « il n’est pas du tout dans ses intentions de créer un nouveau parti », ajoute le même. C’est même « une bêtise que de le croire », renchérit Rachida Dati.

Un des caciques de l’UMP ajoute qu' »on est clairement dans un scénario de retour en 2014″, avec, « peut-être, avec une grande réunion publique » aux alentours de l’été. « Il n’a pas encore défini le scénario, il y travaille avec Buisson », assure un autre.

Un autre cacique pense que « si les européennes ne sont pas bonnes (pour l’UMP) et que le FN est fort, ce sera la chasse aux responsables du parti ». Comprendre : Jean-François Copé a du souci à se faire, avec un François Baroin en embuscade « qui vise Matignon si Sarkozy l’emporte ». Mais le président de l’UMP, qui se dépense pour soutenir ses candidats et avancer ses propositions économiques et sociales, a déjà prévenu qu’il n’avait « aucune intention de se laisser faire ».

L’ancien président trouvera aussi sur son chemin son ancien Premier ministre, tout aussi « déterminé » que lui pour 2017, comme il l’a répété la semaine dernière dans le Sud-Ouest. Venu soutenir les candidats aux municipales, François Fillon s’est fait apostropher par des sympathisants qui ne lui ont parlé que d’une chose : sa candidature à la prochaine présidentielle.

Delphine Batho règle ses comptes

POLITIQUE – Après son renvoi express du gouvernement mardi, l’ex-ministre de l’Ecologie avait promis de « tout dire ». Metronews s’est rendu à l’Assemblée nationale ce jeudi, où Delphine Batho ne s’est pas contentée de raconter les coulisses de son renvoi. Elle y a surtout réglé ses comptes avec le gouvernement.

L'ex-ministre de l'Ecologie avait donné rendez-vous aux journalistes ce jeudi.

L’ex-ministre de l’Ecologie avait donné rendez-vous aux journalistes ce jeudi.

« Elle y est allée fort Fifine !  » Les déclarations de Delphine Batho, ex-ministre de l’Ecologie, renvoyée du gouvernement mardi, ont fait des vagues jusqu’en Tunisie, où Nicole Bricq, évincée elle aussi du ministère de l’Ecologie en juin dernier, effectuait une visite. Ce jeudi, Delphine Batho avait promis de « tout dire ». Un rendez-vous sous haute-tension qui s’est tenu dans le petit Bureau n°1 de l’Assemblée nationale. Dans la bousculade, l’agitation et les cris de protestation, une soixantaine de journalistes s’est fait contenir par un service d’ordre surchargé, agacé, pour l’entendre. Ici, l’ex-ministre ne s’est pas contentée de dévoiler les coulisses de son renvoi. Elle a aussi réglé ses comptes.

Amère, elle juge son débarquement « disproportionné ». Sa faute : avoir contesté le budget alloué à l’Ecologie publiquement. Moins 7% de crédits. Se défendant, « à aucun moment » dans sa carrière, d’avoir « manqué à la solidarité gouvernementale », la ministre pensait alors « provoquer une discussion ». Sauf qu’à Matignon, la sortie est de trop. « Je devais soit démentir, soit partir ». Ce sera la porte.

« Les lobbys voulaient ma tête »

Au-delà de la méthode, c’est le mode de fonctionnement même du gouvernement de Jean-Marc Ayrault que Delphine Batho remet en question. « Quelque chose a changé », clame-t-elle, un dossier vert sous la main, comme en clin d’oeil à son combat écolo. « Le Premier ministre procède aux arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés », tance-t-elle. « J’ai pourtant réclamé une réunion d’arbitrage à Matignon », souligne-t-elle. En vain. « Il n’y a pas eu débat collégial, comme il n’y en a plus sur tant d’autres sujets », ajoute-t-elle. En résumé, « mon éviction est un message à mes ex-collègues pour leur dire que c’est fini, la collégialité au sein du gouvernement ».

Gonflée de sa nouvelle – et tardive – notoriété, la ministre se voit désormais en « lanceuse d’alerte pour la gauche, pour l’écologie ». Tour à tour, la ministre balance : « je n’accepte pas le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom », lance-t-elle, devant des journalistes sidérés. Dénonçant la pression des « lobbys » exercés sur son ancien ministère, elle a accuse ensuite le gouvernement d’avoir cédé à « certaines forces économiques », liées notamment au gaz de schiste et au nucléaire, qui « voulaient (s)a tête ». Sans ciller, elle évoque même le « renoncement à l’espoir du 6 mai ».

Car selon elle, c’est bien plus que le budget de l’Ecologie qui est en question. « Ce dont il est question, ce n’est pas d’un poste ministériel, c’est du droit de ma génération à avoir des espoirs et à agir. Le temps est venu de reprendre la main du changement, j’appelle la gauche à un sursaut en faveur de l’écologie de l’espoir et des générations futures », ajoute-t-elle. Aujourd’hui « libre », l’ancienne membre du gouvernement vient-elle de dire tout haut ce que ses ex-collègues pensent tout bas ? « J’en suis sûre », répond-elle, sans hésitation.
D’après MetroNews

Sarkozy démissionne du Conseil Constitutionnel

POLITIQUE – Le Conseil constitutionnel a confirmé jeudi le rejet du compte de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. Une décision qui prive l’ex-candidat UMP du remboursement par l’Etat de quelque dix millions d’euros de frais de campagne. Pour « retrouver sa liberté de parole », il a aussitôt décidé de quitter le Conseil.

L'ancien  président Nicolas Sarkozy, lors de sa rencontre avec le chef de l'Etat  israélien Shimon Peres, à Jérusalem, le 23 mai 2013.

L’ancien président Nicolas Sarkozy, lors de sa rencontre avec le chef de l’Etat israélien Shimon Peres, à Jérusalem, le 23 mai 2013.

Une première dans l’histoire de la Ve République. Après une première censure en décembre 2012, le Conseil constitutionnel a confirmé jeudi le rejet du compte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Privé du remboursement par l’Etat de quelque dix millions d’euros de frais de campagne, l’ex-candidat a aussitôt décidé de ne plus siéger au Conseil, comme l’autorise sa qualité d’ancien chef de l’Etat.

« Devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole », indique l’ancien chef de l’Etat dans un communiqué. En cause, le verdict des Sages, lesquels ont estimé que le montant des dépenses électorales du candidat UMP « excéd(ait) de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé ». Au total, Nicolas Sarkozy a dépensé près de 23 millions d’euros. La loi prévoyant que sont remboursés 47,5% des dépenses engagées, il ne pourra ainsi prétendre à ce remboursement forfaitaire, qui équivalait pour lui à quelque dix millions d’euros.

Le bureau politique de l’UMP convoqué en urgence

Les Sages ne s’arrêtent pas là. Car l’ex-candidat UMP devra « restituer au Trésor public l’avance forfaitaire qui lui a été versée », soit 150.000 euros, ainsi que 363.615 euros correspondant au « dépassement du plafond » des dépenses. Le Conseil constitutionnel a par ailleurs estimé que 80% des frais du grand meeting de Villepinte le 11 mars 2002 auraient dû être portés au compte de campagne du candidat, et non 50% comme cela avait été fait.

La sentence tombe mal pour l’UMP, déjà confrontée à des difficultés financières. Ses déroutes aux sénatoriales de 2011 et aux législatives de 2012 ont en effet entraîné une baisse de la dotation publique de 13 millions d’euros. Jean-François Copé organise déjà la riposte : le patron de l’UMP, qui s’est aussitôt rendu dans les locaux de l’ex-président rue de Miromesnil dans le VIIIe arrondissement de Paris, a annoncé qu’il réunirait le bureau politique du parti la semaine prochaine. Les militants, eux, seront priés de mettre la main au portefeuille via une campagne de cotisation nationale.
D’après MetroNews

« Je suis certain que nos services savaient », assure Mélenchon

INTERVIEW – Après les révélations d’écoutes des institutions européennes par les Etats-Unis, Jean-Luc Mélenchon plaide pour la création d’une commission d’enquête parlementaire. Le leader du Front de Gauche met en garde : « la naïveté » de François Hollande est « dangereuse ».

Jean-Luc Mélenchon, le 24 juin dernier à Paris.

Jean-Luc Mélenchon, le 24 juin dernier à Paris.

Le quotidien britannique The Guardian a affirmé dimanche que la France figurait parmi les 38 « cibles » surveillées par la NSA. A l’image de Christiane Taubira, s’agit-il selon vous d’ « un acte d’hostilité inqualifiable » ?
C’est une agression ! Les États-Unis méprisent les Français ! Il faut le regarder en face et répliquer.

Les gouvernements français et européens pouvaient-ils ignorer de telles pratiques ? Ont-ils fait preuve de naïveté ?
Je suis certain que nos services savaient. Pourquoi les ministres n’ont-ils rien fait ? Comment nos médias de référence peuvent-ils ignorer ce que sait un quotidien allemand ? Dans les deux cas cela pose de graves questions. Une commission d’enquête parlementaire sur l’espionnage nord américain serait bienvenue. Quant au président, sa tendre complicité idéologique avec les démocrates des Etats-Unis l’aveugle. Ils se sont bien moqués de lui ! Sa naïveté est dangereuse.

 « Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés », a déclaré François Hollande ce lundi. Estimez-vous que sa réaction a été à la hauteur ?
Si comme d’habitude les coups de menton ne sont suivis d’aucun acte, la France sera affaiblie. Les États-Unis se croiront tout permis chez nous. Attention, dans la cour des grands la pleutrerie a un prix.

La France doit-elle envisager des sanctions ? Quelle est sa marge de manœuvre ?
Nous sommes en état de légitime défense ! Il faut se faire respecter. En son temps, Charles Pasqua avait expulsé 47 diplomates nord américains ! Les négociations pour le marché transatlantique doivent être immédiatement stoppées puisque le secret des positions européennes est violé.

 Vous proposez l’asile politique en France pour Edward Snowden. Peut-on se permettre une telle défiance à l’égard des Etats-Unis ?
Snowden a rendu un service immense à notre sécurité nationale et à l’Europe. Il est en danger nous devons l’aider. Dans ce cas, l’asile politique est notre tradition. Sinon les Etats-Unis s’essuieront les pieds sur nous !

D’après MetroNews

La vente de la cigarette électronique interdit aux moins de 18 ans,

TABAC – Les députés ont voté jeudi un amendement PS interdisant la vente de la cigarette électronique aux moins de 18 ans, dans le cadre du projet de loi sur la consommation. Marisol Touraine n’entend pas en rester là.

La ministre de la Santé Marisol Touraine à l'Assemblée nationale, le 25 juin 2013.

La ministre de la Santé Marisol Touraine à l’Assemblée nationale, le 25 juin 2013.

« J’ai décidé d’étendre aux cigarettes électroniques les mesures appliquées au tabac ». La petite phrase, glissée il y a trois semaines par la ministre de la Santé Marisol Touraine à l’occasion de la journée mondiale sans tabac, laissait présager une batterie de mesures contre la e-cigarette. La première d’entre elle a été votée ce jeudi avec un amendement PS interdisant la vente aux moins de 18 ans, dans le cadre du projet de loi sur la consommation.

« La cigarette électronique n’est pas un produit banal, qu’il ne faut pas inciter à fumer car elle peut amener des jeunes et des moins jeunes à commencer par là et à se tourner ensuite vers la cigarette traditionnelle », a lancé Marisol Touraine. La ministre de la Santé a expliqué qu’il fallait être « attentif » pour « ce produit qui n’est pas banal » et qui « incite des jeunes » à fumer. La e-cigarette, réputée moins coûteuse et dangereuse que le tabac, permet en effet à un fumeur de relâcher l’emprise de la cigarette mais pas forcément de se défaire véritablement de l’addiction à la nicotine.

Un million d’adeptes de la cigarette électronique 

Rappelant le chiffre d’un million d’adeptes de la cigarette électronique et les conclusions du rapport Dautzenberg, la ministre a expliqué que « se développe autour de la cigarette électronique un effet de mode qui amène des jeunes et des moins jeunes à se tourner vers ce nouveau produit comme un accessoire d’attitude, de mode, comme a pu l’être la cigarette elle-même il y a quelques années ».

Cette interdiction est une première victoire pour Marisol Touraine, laquelle n’entend pas en rester là. « Ce dispositif sera complété dans quelques jours par une circulaire qui interdira la publicité pour la cigarette électronique dans les mêmes conditions que se trouve interdite la publicité pour la cigarette tout court », a annoncé la ministre. Avant de prévenir : « Nous travaillons à la manière dont elle peut être interdite dans les lieux publics. » Avis aux amateurs.

D’après MetroNews

Une plainte déposée contre le maire d’Arcangues

PYRENEES-ALANTIQUES – Le maire divers droite d’Arcangues persiste dans son refus d’appliquer la loi sur le mariage pour tous en mariant deux hommes. Le sous-préfet lui a rappelé lundi ses responsabilités d’officier d’état civil et les sanctions qu’il encourt. Et mercredi, ce sont les deux hommes empêchés de se marier qui ont porté plainte pour « discrimination ».

Mariage pour tous

Le maire d’Arcangues, Jean-Michel Colo, félicité à sa sortie de la sous-préfecture par un prêtre pour son refus d’appliquer la loi sur le mariage pour tous.

Pour Jean-Michel Colo, la loi, c’est à la carte. Le maire divers droite d’Arcangues, dans les Pyrénées-Atlantiques, a réaffirmé lundi au sous-préfet de Bayonne qu’il n’appliquerait pas la loi sur le mariage pour tous en dépit des sanctions encourues.

Alors qu’il refuse depuis plus de deux semaines de marier un couple d’hommes, Jean-Michel Colo, a été convoqué à la sous-préfecture où il a demandé un nouveau délai de réflexion pour l’exécutif de sa commune. Sorti après une heure d’entretien il a indiqué que le sous-préfet lui avait donné « un petit sursis jusqu’à jeudi », jour où il doit se réunir avec ses adjoints « pour prendre une décision ». « Personnellement je ne céderai pas », a-t-il assuré.

Plainte « pour discrimination à caractère homophobe »

Une version que ne cautionne pas le sous-préfet. « Il ne lui a pas été notifié de délai, a affirmé Patrick Dalennes. J’ai noté sa demande mais la décision ne m’appartient pas, je dois en référer au préfet ». Le sous-préfet a ajouté qu’il avait rappelé à l’élu « le cadre légal ainsi que ses responsabilités de maire et d’officier d’état civil », et « les sanctions qu’il encourt s’il ne respecte pas la loi ». S’il est condamné pour discrimination, le maire risque « jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende ». Il peut également être suspendu en Conseil des ministres, ou révoqué.

A la sortie de la sous-préfecture, Jean-Michel Colo a été accueilli par quelques dizaines de supporters. Serge Harismendy, président départemental de la Manif pour tous, a expliqué toute son admiration pour l’élu qui « a osé affronter les menaces et les pressions ». A quelques dizaines de mètres de l’autre côté de la rue, une dizaine de partisans du mariage pour tous avaient déployé une banderole avec ces mots : « Homophobe – Intégriste – Facho : on veut tes droits, pas ton avis ». Une brève échauffourée s’est produite entre les deux groupes, menant à l’interpellation d’un manifestant favorable au mariage gay.

De son côté, le couple empêché de mariage avait annoncé son intention de porter plainte « pour discrimination à caractère homophobe ». C’est désormais chose faite depuis mercredi. Il entend aller « jusqu’à la Cour européenne des Droits de l’Homme » pour faire valoir son droit. Vendredi dernier, l’association de lutte contre l’homophobie Idaho (International Day against Homophobia and Transphobia) avait aussi annoncé son intention de déposer plainte pour discrimination.

D’après MetroNews

La commission Cahuzac, kézako ?

ASSEMBLÉE – La commission d’enquête parlementaire créée pour faire la lumière sur l’affaire Cahuzac entend mercredi l’ex-ministre du Budget en personne.

Les députés Charles de Courson (UDI) et Alain Claeys (PS), président et rapporteur de la Commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur 'affaire Cahuzac.

Les députés Charles de Courson (UDI) et Alain Claeys (PS), président et rapporteur de la Commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur ‘affaire Cahuzac.

En auditionnant mercredi l’homme au cœur du scandale qui a motivé sa création, la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Jérôme Cahuzac attire plus que jamais l’attention. Mais elle a commencé ses travaux depuis plus d’un mois déjà.

Quel est son rôle ?
Gestion de la canicule de 2003, scandale d’Outreau, affaires Karachi, Merah… Autant de sujets sensibles qui ont fait l’objet de commissions d’enquêtes parlementaires. Ces instances, qui permettent aux députés ou aux sénateurs d’exercer leur pouvoir de contrôle sur l’action du gouvernement, sont chargées de faire la lumière sur un éventuel dysfonctionnement ou un problème grave au cœur de l’actualité. Dans le cas de l’affaire Cahuzac, créée à la demande de l’UDI de Jean-Louis Borloo, il s’agit d’étudier le comportement de l’Etat depuis le premier article de Mediapart sur l’existence du compte caché de Jérôme Cahuzac, le 4 décembre 2012 : que savaient Pierre Moscovici et ses collègues ? L’administration fiscale a-t-elle été instrumentalisée ? Pourquoi les autorités helvétiques n’ont été que partiellement saisies… ?

Quels membres ?
La commission Cahuzac, composée de trente députés désignés à la proportionnelle des groupes présents au palais Bourbon, est présidée par le centriste Charles de Courson. Spécialiste réputé des questions financières, c’est lui qui le premier, dès 2008, s’est élevé contre le recours arbitrage dans l’affaire Tapie. Un socialiste, Alain Claeys, occupe l’autre rôle clé, celui de rapporteur. Outre la mission de rédiger, comme son nom l’indique, le rapport concluant les travaux de la commission, ce poste offre des pouvoirs étendus puisqu’il permet de se rendre sur place, dans un ministère par exemple, et de faire des contrôles sur pièces.

La commission d’enquête parlementaire peut faire « citer » toutes les personnes qu’elle juge utile d’entendre. Depuis le début des auditions le 21 mai, les journalistes de Mediapart Edwy Plenel et Fabrice Arfi, Alexandre Gardette, le chef du service du contrôle fiscal à Bercy, ou Alain Zabulon, le directeur adjoint du cabinet de François Hollande, ont par exemple été convoqués.

Quelles suites ?
Ne pas se rendre à une audition, ou refuser de prêter serment, est passible de deux ans de prison et 7 500 euros d’amende. Mais les commissions d’enquête parlementaire, même si elles peuvent saisir la justice dans de rares cas (celles sur les sectes en 2006 avait ainsi débouché sur une saisine du parquet), n’ont pas le pouvoir de celles du Congrès américain. Une fois leurs travaux terminés, elles publient un rapport (attendu pour fin septembre dans le cas de l’affaire Cahuzac) émettant des recommandations. Mais ces préconisations sont rarement suivies d’effets…

D’après MetroNews

Bientôt un « Davos de la sécurité »

CRIMINALITE – Un forum mondial pour lutter contre les nouvelles technologies sera organisé les 8 et 9 juillet prochains. Quelque 400 personnes sont attendues.

Le siège d'Interpol est à Lyon.

Le siège d’Interpol est à Lyon.

En matière de nouvelles technologies, les malfaiteurs ont souvent une longueur d’avance. Les 8 et 9 juillet prochains, Lyon accueillera un forum mondial intitulé Technology against Crime (Tac, Technologie contre le crime) et qui se tiendra sous l’égide d’Interpol, dont le siège est également dans la capitale des Gaules.

Cybercriminalité, détournements d’identité, piratages informatiques, frontières ouvertes… quelque 400 participants venus des quatre coins du globe – ministres et délégués des pays membres d’Interpol, industriels, policiers, chercheurs et dirigeants d’entreprise – débattront de ces enjeux.

« Protéger le futur »

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, indique que « le forum ambitionne de protéger le futur, de ne pas subir les changements technologiques mais de les intégrer dans notre stratégie de sécurité », insistant sur la nécessité d’apporter « de nouvelles solutions » face à ces « nouveaux risques » que représentent la cybercriminalité, les piratages informatiques, les pillages de données ou les détournements d’identité grâce à l’Internet et au numérique.

« Les défis sont mondiaux, ajoute André Viau, l’un des responsables du forum. On s’en convainc facilement si l’on considère les menaces qui pèsent sur le transport aérien ou maritime, sur l’Internet ou même sur les grands événements qui accueillent des participants venus du monde entier ». Le forum, qui a pour objectif de devenir le « Davos de la sécurité », devrait se tenir tous les deux ans

D’après MetroNews