Hugo Chavez la fin d’un règne

Hugo Chavez aimait cultiver son image de dirigeant incontrôlable, fantasque, imprévisible comme s’il était entré en 1999 au palais présidentiel de Miraflores par hasard et sans préparation. La réalité est toute différente. Il a très tôt dans sa vie conçu le projet de diriger le Venezuela et n’a jamais perdu cet objectif qu’il a fini par atteindre en 1999. Il venait de se faire réélire à la tête du Venezuela le 7 octobre 2012.

Un cancer dans la région pelvienne détecté à Cuba en juin 2011 a eu raison du leader bolivarien, après quatre opérations chirurgicales infructueuses. «Nous avons reçu l’information la plus éprouvante et la plus tragique que nous puissions annoncer à notre peuple. À 16H25 aujourd’hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias», a déclaré à la télévision publique le vice-président vénézuelien Nicolas Maduro.

Son ami d’enfance, Federico Ruiz, raconte cette anecdote : «En 1983, nous sommes partis nous promener tous les deux dans un Dodge Dart qui lui appartenait, avec une bouteille de rhum. Il m’a dit : “Sais-tu une chose ? Un jour, je serai président de la République.”» Federico poursuit: «Alors tu me nommeras ministre de je-ne-sais-quoi, ai-je plaisanté… Mais je me suis rendu compte qu’il parlait sérieusement…»

Une vision messianique de son destin

Né le 28 juillet 1954, il évoquait, dès 1977, la vision messianique de son destin dans son journal intime : «Je dois me préparer pour agir… Mon peuple est passif… Les conditions ne sont pas réunies. Pourquoi ne pas les créer…» En 1977 en effet, le pays connaît une situation politique stable et économique florissante qui rendait incongrue toute tentative de renversement du régime.

 

Chavez, le 4 février 1992.
Chavez, le 4 février 1992. Crédits photo :

Il est entré dans l’armée en 1971 pour devenir champion de baseball. Mais très vite son frère aîné Adan, membre du Parti révolutionnaire vénézuélien, lui enseigne les rudiments de la pensée révolutionnaire. Petit à petit, le jeune Hugo entre en contact avec des groupes clandestins de l’armée qui fomentent des projets pour renverser le pouvoir en place. Avec ses camarades, ils rêvent de reproduire l’expérience du général Velasquez au Pérou ou de Trujillo au Panama. Hugo Chavez raconte son voyage à Lima en 1974 pour la célébration de la bataille d’Ayacucho : «J’avais 20 ans, j’étais en dernière année d’académie… J’ai rencontré personnellement Juan Velasco Alvardo (renversé quelques mois plus tard). J’ai lu pendant des années son manifeste révolutionnaire, La Revolucion nacional peruana que le général péruvien lui avait offert.» Hugo Chavez résumait ses influences ainsi : «Torrijos m’a converti en torrijiste, Velasco en velaquiste et Pinochet en antipinochet » et non en allendiste, le président socialiste chilien qui s’est suicidé lors du bombardement du palais présidentiel chilien, le 11 septembre 1973.

 

Hugo Chavez, après son arrestation, le 5 février 1992.
Hugo Chavez, après son arrestation, le 5 février 1992. Crédits photo :

Un héros national a pris une place privilégiée dans la pensée politique d’Hugo Chavez : Simon Bolivar, dont il n’hésite pas à «interpréter » les théories, pour en faire un nationaliste promoteur de la démocratie et défenseur du droit des plus faibles et des peuples indigènes. Un vrai anachronisme qui transforme el Libertador en combattant prémarxiste. Le 24 juillet 1983, lors du 200e anniversaire de la naissance du héros national, Hugo Chavez fonde au sein de l’armée le Movimiento bolivariano revolucionario 200 (MBR 200). Après une longue préparation, le MBR 200 organise finalement un coup d’État, le 4 février 1992. De nombreuses casernes se soulèvent à travers le pays. Ironie de l’histoire, Fidel Castro, autre grand modèle d’Hugo Chavez, enverra un message de soutien au président Carlos Andres Perez.

Roger-Vasselin privé de titre

Edouard Roger-Vasselin, qui disputait dimanche, à Delray Beach, la première finale de sa carrière sur le circuit ATP, s’est incliné face à Ernests Gulbis, issu des qualifications (7-6 [3], 6-3 en 1h36′), qui décroche le troisième titre de sa carrière, le deuxième en Floride (après 2010).

Tombeur de John Isner en demi-finales, Edouard Roger-Vasselin n’a pu aller au bout de son rêve. (L’Equipe)

Tombeur de John Isner en demi-finales, Edouard Roger-Vasselin n'a pu aller au bout de son rêve.  (L'Equipe)

Une balle de set qui l’empêchera peut-être de bien dormir cette nuit. Et encore… En tête 5-4 dans la manche initiale, Edouard Roger-Vasselin s’est offert une occasion de virer en tête, sur son engagement. Ernests Gulbis, qui avait jusque-là plus passé de temps à se plaindre auprès de l’arbitre, du public et même… de la bande du filet qu’à aligner les points gagnants, a alors lâché un revers long de ligne imparable.«Je pense avoir bien servi dans l’ensemble mais Ernests a réalisé un coup incroyable sur ma balle de set» a-t-il justement commenté. Revenu à hauteur (5-5), le Letton a ensuite dominé le tie-break (7 points à 3).

Nadal battu par Del Potro

Le Madison Square Garden était dévoué à la balle jaune lundi soir à New York. Juan Martin Del Potro a eu le dernier mot face à Rafael Nadal (7-6[4], 6-4), alors qu’en ouverture Serena Williams a dominé Victoria Azarenka (6-4, 6-3). Une défaite avec un grand sourire pour Nadal qui a confié pouvoir de nouveau se déplacer sans gêne au niveau des genoux.

A Los Angeles, Novak Djokovic a gagné, sous les yeux de Bruce Willis, son match – en un set (7-6) – face à Mardy Fish lors du Los Angeles Tennis Challenge. On n’avait plus revu l’Américain, victime de soucis cardiaques, sur un court depuis son forfait en huitièmes de finale du dernier US Open.

Leonardo a fait preuve d’une certaine maladresse dans ses déclarations après la défaite subie sur la pelouse rémoise. 

On a assisté à un exploit ce week-end. Pourtant réduit 10, Reims a réussi à faire tomber le PSG au stade Auguste-Delaune (1-0). Leonardo a alors cru bon de se faire remarquer par une déclaration des plus idiotes.

Médiocres, mous, lents, le PSG d’hier soir était tout ce que vous voulez, sauf méritant. Même si un but a été refusé injustement à Ibrahimovic, le club de la capitale mérite amplement se défaite. Après ses deux victoires consécutives face à l’OM (2-0 en championnat et en Coupe de France), le PSG ne s’est pas montré à la hauteur. Déjà secoués à Sochaux (défaite 3-2), les hommes de Carlo Ancelotti ont clairement fait l’impasse sur ce match (pour mieux préparer Valence ?). Mais là n’est pas le problème. En effet, après le match, Leonardo a jugé intéressant de faire une déclaration des plus surprenantes. « On a peut-être une équipe faite pour l’Europe, basée sur le talent, la qualité de passe, pas pour ce genre de match« , a ainsi déclaré l’Italien au micro d’ Infosport, avant de finir: « On a créé une équipe pour jouer plus l’Europe que le championnat. »

 

Viande de cheval : deux sociétés soupçonnées de fraude

Le négociant néerlandais Draap Trading LDT, dont le siège est à Chypre, avait déjà été condamné pour fraude à l'étiquetage en 2012.

 

La justice néerlandaise soupçonne deux sociétés, une autre située dans le sud des Pays-Bas et une dont le siège est à Chypre, de faux en écriture dans le cadre d’une enquête sur d’éventuelles fraudes à la viande de cheval.

La société domiciliée aux Pays-Bas a fait l’objet d’une perquisition lors de laquelle des documents administratifs ont été saisis, selon un communiqué du parquet financier néerlandais. « Les sociétés n’auraient pas respecté leurs obligations en matière de traçage de la viande : l’origine de la viande et où elle est allée sont les sujets de l’enquête« , précise la justice néerlandaise.

Les deux sociétés n’ont pas été nommées par le parquet, mais elles ont été identifiées par les médias néerlandais comme étant les négociants néerlandaisDraap Trading LTD, dirigé par Jan Fasen et dont le siège est à Chypre, et Meat Trading, dirigé par Hans Windmeijer.

Déjà citées à plusieurs reprises par les médias comme pouvant être à l’origine du scandale de la viande de cheval, ces deux sociétés avaient fourni à la fois Spanghero et Panzani  et avaient déjà été condamnées pour fraude à l’étiquetage en 2012.

Un vaste scandale éclabousse depuis plusieurs semaines l’industrie agroalimentaire européenne après la découverte en Grande-Bretagne de viande de cheval dans des lasagnes supposées contenir du bœuf. De nombreux plats cuisinés surgelés ou en conserve, comme des lasagnes, des raviolis, du hachis parmentier… mais aussi de la sauce bolognaise ou des pizzas, ont, depuis, été retirés des rayons dans une quinzaine de pays d’Europe et à Hongkong.

François Hollande perd six points avec 37% d’approbation

Hollande chute de six points dans un sondage Ifop

 Perdant le bénéfice de son embellie de février consécutive à l’intervention militaire française au Mali, selon un sondage Ifop pour Paris Match diffusé mardi.

La proportion de Français approuvant son action est stable auprès des catégories socioprofessionnelles les plus aisées (45% d’approbation, stable), tandis qu’elle est en baisse significative auprès des professions intermédiaires (36%, -11), des employés (30%, -8) et des ouvriers (37%, -8).

Si 63% des Français considèrent que François Hollande défend bien les intérêts de la France à l’étranger, seul un tiers jugent positivement sa politique économique (34%, -3) et son action contre la dette et les déficits publics (32%, -7).

La cote d’approbation de l’action de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre s’établit elle aussi à son niveau le plus bas depuis sa prise de fonction (39%, -6).

Le Premier ministre enregistre une baisse particulièrement importante auprès des sympathisants du Parti Socialiste : seuls deux tiers d’entre eux émettent aujourd’hui un avis positif vis-à-vis de sa politique (68%), soit un résultat en reflux de 13 points par rapport à février.

Ce sondage a été effectué du 28 février au 1er mars auprès d’un échantillon de 1.015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.